Société civile : la CTDDH est-elle au bord de l’explosion ?

Société civile : la CTDDH est-elle au bord de l’explosion ?

La Convention Tchadienne pour la Défense des Droits de l’Homme (CTDDH), de Mahamat Nour Ibdeou traverse une crise organisationnelle. Selon un communiqué daté du 4 juillet 2020, portant le cachet de cette convention, des membres du bureau exécutif accusent le dirigeant actuel « de tout monopoliser ».

Le torchon brûle entre Mahamat Nour Ibdeou, secrétaire général de la CTDDH et certains membres du bureau exécutif. Dans un communiqué parvenu à la rédaction de Tchadinfos.com, des membres du bureau exécutif dénoncent une gestion « chaotique » de cette organisation des Droits de l’Hommes par le secrétaire général actuel.

Ainsi, selon le communiqué, les membres du bureau exécutif de la CTDDH décident d’interpeller « après concertation » le secrétaire général de la CTDDH Mahamat Nour Ibedou sur l’organisation de l’association et l’application des textes la régissant.

Le bureau exécutif de la CTDDH rapporte entre autres que : le secrétaire général de la CTDDH n’associe personne sur la prise des décisions et les concertations notamment quand il s’agit des activités de la convention.

À cet effet, l’aile dissidente de la CTDDH, exige de leur secrétaire général l’organisation d’une Assemblée générale extraordinaire pour revoir la vie de la CTDDH pour sa bonne marche.

Les membres du bureau exécutif soutiennent que le statut régissant association stipule à son article 7 alinéa 9, que : « l’assemblée générale doit se réunir en session ordinaire une fois tous les trois ans » et l’alinéa 10 complète que « l’assemblée générale doit décider en toute souveraineté des questions intéressantes sur la vie de l’association ».

« Malheureusement, on constate la violation des alinéas de cet article depuis la création de cette association. Il faut noter que dans l’article 8 de ce même statut, le Conseil national de la direction est composé de : membres du comité exécutif national, membres des commissions spécialisées, membres de la structure de base de la CTDDH de N’Djaména et des militants présents. Dans l’alinéa 3 de l’article 8, le conseil se réunit chaque année entre les deux assemblées générales, mais dommage, il est fort de constater que cet article est violé » déplore-t-ils.

À cet effet, le bureau enjoint le secrétaire général de la CTDDH d’organiser une session extraordinaire dans un bref délai pour recadrer la vie de l’association. Sinon menacent-ils, une Assemblée générale sera organisée pour faire appliquer les textes qui régissent l’organisation.

Entretemps, sur les réseaux sociaux, certaines voix s’élèvent pour dénoncer une « stratégie » du pouvoir en place pour anéantir une ONG des Droits de l’Homme qui dérange.

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