Santé : la grève à l’hôpital général de référence nationale avortée

Santé : la grève à l’hôpital général de référence nationale avortée

Après une menace de débrayage pour revendiquer principalement le paiement de deux mois d’arriérés des salaires (août et septembre), le personnel contractuel de l’Hôpital général de Référence national (HGRN), devrait percevoir ses deux mois de salaires, apprend Tchadinfos.com des sources concordantes.

À l’hôpital général situé en plein cœur de N’Djamena, le pavillon des urgences est débordé en cette après-midi chaude tant familière aux Tchadiens. Des malades sont couchés à même le sol, le personnel soignant est submergé. Dans les services spécialisés, les hommes en blouse blanche s’activent à prendre les malades référés. Dans les couloirs, bien que l’ambiance est morose, l’hôpital tourne quand même. Car l’HGRN a bien failli être totalement paralysé.

La grève annoncée pour lundi 15 octobre 2018 par des contractuels de cette structure hospitalière publique, déjà paralysée par une grève générale de la plateforme syndicale revendicative, n’a finalement pas eu lieu. « Il semble que la direction générale a promis de décanter la situation, nous travaillons en attendant de voir plus clairement les choses », murmure à voix basse, un infirmier contractuel, dans une salle des services des urgences. Leur revendication : le paiement des arriérés de salaire des mois d’août et septembre. Certains se disent dépassés par « les actes des responsables » en charge de leur établissement évoquant des doléances transmises à la direction générale restées lettre morte.

De son côté, les responsables de l’administration se débattent pour répondre aux exigences du personnel. Le directeur général de l’HGRN, le professeur Choua Ouchemi, rencontré par notre équipe, assure que toutes les dispositions sont prises « pour payer les arriérés dans un bref délai ». Selon lui, la crise financière a occasionné un retard dans le paiement de la subvention de l’hôpital versée par l’État. Ajouté à cela, la grève du secteur public qui ralentit le fonctionnement ayant occasionné une baisse des recettes propres.

Ainsi, le directeur général renseigne qu’après une rencontre avec la chambre des délégués, un compromis a été trouvé, et l’heure n’est plus au tiraillement. « Nous avons eu toujours de bons rapports avec la chambre de délégués. Nous étions surpris d’apprendre via les médias que les contractuels veulent déclencher une grève. Tout de suite, nous avions convoqué une rencontre, nous nous sommes entendus. Les salaires seront virés dans les heures qui suivent », conclut le professeur Choua Ouchemi.

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