Saleh Kebzabo: «Notre pays est géré par un système de prédation où deux familles pillent ses richesses»

Les succès des forces armés tchadiennes dans les foyers de tension en Afrique (Mali, Centrafrique, Cameroun et Nigéria contre Boko Haram) semblent cacher les dérives d’un pays presque en ruines C’est la révélation faite par le chef de l’opposition politique tchadien, Saleh Kebzabo, Président du groupe parlementaire et du parti UNDR, avec 10 députés à l’Assemblée nationale du Tchad.

C’était au cours d’un échange avec la presse, le lundi 13 avril  dernier, alors qu’il était de passage à Bamako pour la réunion du Comité Afrique de l’Internationale Socialiste. Au cours de cet échange avec les journalistes, il s’est livré à une virulente diatribe contre le régime du Président du Tchad, Idriss Deby Itno.

Tout d’abord, il a présenté le Tchad comme un pays presque en ruines. «L’Etat peine à payer les fonctionnaires et à envoyer les missions à l’extérieur. Les ministères n’ont pas 20% de leurs crédits», a-t-il déclaré. Avant d’ajouter qu’au point de vue de la gouvernance que son pays est loin d’être un bon élève en quoi que ce soit.

«Deux familles pillent les richesses du pays, la famille de Deby et celle de sa femme. Il est l’incarnation du pouvoir personnel. Son petit frère gère les ressources de la Douane, alors qu’il n’est pas un douanier. Le Trésorier payeur général est un jeune homme de la famille, âgé d’une trentaine d’année.

Sa gestion nous rappelle un système remontant à plus de 30 ans, lorsque Bokassa gérait les ressources de l’Etat comme des affaires personnelles», a-t-il martelé, soulignant que le Président tchadien travaillait sans plan de développement.

Il a soutenu l’intervention tchadienne au Mali, tout en estimant que son pays est intervenu tardivement dans le conflit. Car, a-t-il expliqué, «c’est notre guerre. Quand un pays du Sahel est attaqué, c’est l’ensemble des Etats qui est interpellé».

Toutefois, il a émis des réserves concernant ces interventions, pensant que le Président tchadien a voulu récupérer celles-ci à des fins personnelles. «Nous n’avons pas envoyé nos enfants mourir à l’étranger pour une personne. C’était par solidarité avec ces pays», a-t-il dit.

 

Youssouf Diallo 

Source: http://malijet.com/actualite-politique-au-mali/127489-un-opposant-tchadien,-saleh-kebzabo,-flingue-idriss-deby-à-bamak.html

Un commentaire

  1. Oumar Dikoua
    31 mai 2015 at 6 h 32 min Répondre

    Les tchadiens soufrent de jour en jour,la vie est trés chere.l’intervention des pauvres soldat tchadien Pour Deby au mali et au nigeria c’etait une couverture pour troublè la vigileance de l’opion internation.la famill de sa femme Hinda et celle de sa famill zakhawa c’est eux le viritable Boko haram. Deby il faut combattre tes parents au lieu d’intervenir a l’exterieur. Imaginé dans un pays comme le Tchad,son economie ainsi que le petrole coule plus de 15 ans et au alentour de ndjamena manque d’eau et electricitè.il s’agit de diguel angabo,machaga,gasi et a ginébor la ou ses parents habitent il ya tout sauf rien. IL FAUT QU’IL LAISSE LA FAUTEIL A CELUI QUI CONNAIT LA SITUATION DES TCHADIENS. Signé Oumar Dikoua

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