Sahel : le CILSS se redynamise pour plus de performance

Sahel : le CILSS se redynamise pour plus de performance

Organisée par le Comité régional de programmation et de suivi (CRPS), la réunion préparatoire de la 54e assise du Conseil des ministres du CILSS (Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Tchad) s’est tenue le jeudi à N’Djamena. Objectif : évaluer les activités de l’institution.

Relever les défis, mettre en œuvre la réforme du Conseil des ministres du Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS) et les manuels du suivi-évaluation sont parmi les principaux sujets de la rencontre. C’est la ministre de la Production, de l’Irrigation et des Equipements agricoles du Tchad, Lydie Beassoumda, qui a procédé ce jeudi 7 mars au lancement officiel de cette réunion préparatoire du Comité régional de programmation et de suivi (CRPS), à N’Djamena au Tchad.

En prélude à cette 54e réunion du Conseil des ministres du CILSS, prévue le 13 mars, treize représentants des pays membres et des experts du CILSS ont pris part à ce rendez-vous.   L’objectif de cette séance est d’échanger entre autres sur le rapport de mise en œuvre de la feuille de route, la mise à jour du manuel de suivi-évaluation du CILSS, le financement durable pour les Etats membres du processus « cadre harmonisé », la levée des réserves de l’audit de certification des comptes 2010-2016.

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Les participants ont également échangé sur les difficultés qui minent le CILSS. Notamment le fort taux d’arriérés de paiement des contributions des Etats et le déficit criard des ressources humaines entrainant une surcharge de travail de certains experts dans la mise en œuvre des activités. L’insuffisance des productions agricoles, la faiblesse et l’instabilité des revenus constituent aussi d’importants freins au développement économique et social des pays du CILSS.

« Il en résulte un taux de pauvreté élevé, particulièrement en milieu rural, accentuant l’émigration et l’exode rural, et compromettant la stabilité et la sécurité de la région », a déclaré le secrétaire exécutif du CILSS, Djimet Adoum. « Le Sahel est l’une des régions les plus vulnérables du monde face au changement et à la variabilité climatique », a-t-il ajouté.

Au cours de l’année 2018, le CILSS a poursuivi la mise en œuvre des programmes engagés dans le domaine de la sécurité alimentaire, la gestion des terres et l’adaptation aux changements climatiques et la maîtrise de l’eau à des fins agricoles, pour relever les défis dans les treize Etats qui le composent à savoir: Bénin, Burkina Faso, Cap Vert, Côte d’Ivoire, Gambie, Guinée, Guinée Bissau, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad et Togo.

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