Sahel : les chefs des services de renseignements échangent sur la menace terroriste

OUAGADOUGOU, 20 mai (Xinhua) — La 5e réunion des chefs des services de renseignements de la région sahélo-saharienne s’est tenue depuis lundi à Ouagadougou, avec en toile de fond “les menées criminelles” de Boko Haram au Nigeria et les tentatives de “regroupement” et de “reconstitution” de groupes terroristes au Nord-Mali.

“La zone sahélo-saharienne reste toujours confrontée à de sérieux défis sécuritaire liés notamment à la criminalité transfrontalière et autres actions terroristes enregistrées ces derniers temps”, a indiqué le chef d’état-major particulier de la présidence du Burkina Faso, le général Gibert Diendiéré, faisant allusion à la prise d’otage, en avril dernier, de plus de 200 jeunes filles au nord-est du Nigeria et un regain de tension au nord du Mali et en Libye.

Selon le général Diendiéré, une telle situation “nous oblige même à coordonner davantage nos moyens de lutte à travers des actions concertées d’urgence au plan sous-régional et régional”.

“Je voudrais surtout que l’on puisse consacrer tout le temps nécessaire pour examiner la menace terroriste posée par Boko Haram et identifier les mesures opérationnelles à prendre d’urgence pour épauler les efforts des forces de sécurité du Nigeria”, a plaidé le Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine, Smaïl Schergui, en réitérant la ferme condamnation par l’Union africaine des actions de la secte terroriste.

Compte tenu des données spécifiques de la région et des liens “avérés” de Boko Haram avec Al-Quaïda, M. Schergui a expliqué que la réponse “la plus adéquate” viendra d’abord des Africains.

“Faute d’action collective renforcée, nous courons le risque d’une extension de la menace, avec toutes les conséquences qui en résulteront”, a-t-il prévenu.

Quand à la situation au Mali, le ministre burkinabè en charge de la sécurité, Jérôme Bougma, a indiqué que le Burkina Faso, en tant que médiateur, poursuit les consultations avec les parties pour une meilleure reprise des “pourparlers inclusifs”.

Durant deux jours, les chefs des services de renseignement et de sécurité échangeront des informations sur l’état de la sécurité dans la région du Sahel et d’envisager des solutions communes afin de relever conjointement les défis à la paix et à la sécurité

La rencontre s’inscrit dans le cadre du Processus de Nouakchott qui tire son nom de la capitale mauritanienne, où il a été lancé par la Commission de l’Union africaine, le 17 mars 2013.

Ce processus a pour objectif de faciliter le renforcement de la coopération en matière de sécurité entre les pays du Sahel et de contribuer à la mise en oeuvre opérationnelle de l’Architecture africaine de paix et de sécurité (APSA) dans la région sahélo-saharienne.

Un commentaire

  1. ahmat haroun larry
    8 août 2015 at 10 h 39 min Répondre

    ce bien de mutualiser les forces mais tous ces cinement ne resout pas les problemes sahelo saherien tous juste a cause des negligences et la non prise en compte des aspiration locale comme ce fut le cas du Mali. Nos Etats on failli a leur devoir de proteger leur peuples et defendre leur cultures et pratiques traditionnelles tous les Etats sahelo saherien font partie de l’ecole Malikite et leur population sont des soufis. Donc ces derniers decenues on a ceder aux wahhabismes et freres musulman qui ont implanter leur ideologie de la reislamisation du monde mousulman et de terrorisme trasnational. Comment peut on securiser une zone qu’on ne maitrise pas sans le consentement locale! surtous avec les crises politique dans ces Etats. On ne peut jamais resoudre ces maux sans la resolution des problemes locaux car dans tous ces zones le nord est marginalise et delaisser depuis les independance donc qu’avons nous fait pour ces population apart la discrimination. Les forces armee je regret du sahel non pas la capacite a faire face a ces menaces.Depuis 2010 ils font des discourt sans avoir le courage d’affronter l’ennemies ! les soldats doivent combattre mourir ou tues pas nous faire de beaux discourt.

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