Repli identitaire : leaders religieux et étudiants plaident pour la cohabitation pacifique au sein des universités

Repli identitaire : leaders religieux et étudiants plaident pour la cohabitation pacifique au sein des universités

La problématique de la cohabitation pacifique dans les universités a fait l’objet d’une conférence-débat au CEFOD à N’Djamena. Cet échange a été l’initiative de l’Union nationale des jeunes Etudiants Chrétiens et Musulmans du Tchad (UNJCMT) en collaboration avec la plateforme interconfessionnelle.  

Sensibiliser, c’est l’objectif recherché dans l’organisation de cette conférence-débat. Selon le président de l’UNJCMT,  Toubo Mahamat, les problèmes liés au repli identitaire, à la cohabitation pacifique et à la discrimination au sein des universités sont légions. Constat partagé par l’Archevêque métropolitain de N’Djamena, Edmond Djitangar Goetbé. Pour lui, de nos jours, les influences politique, idéologique, religieuse sur les étudiants sont plus fortes que par le passé. Les jeunes doivent beaucoup se cultiver, se faire une pensée personnelle pour ne pas se laisser influencer. « C’est une tête bien formée qui est capable de résister aux pressions extérieures mais si quelqu’un ne sait pas ce qu’il veut faire et où est-ce qu’il veut aller alors il est vraiment la proie facile de toutes les idéologies », enseigne-t-il. Cette situation inquiétante nécessite une sensibilisation et un débat entre les étudiants.

Selon Dr Ali Abderaman Haggar, l’ignorance est la source de tous les actes de violence. « L’ignorance conduit à la pauvreté et celle-ci débouche sur la violence », dit-il.

Les leaders religieux se sont tous accordés que pour vivre dans l’harmonie et l’entente, il faut de la patience et du dialogue. « Soyez doux et patient les uns envers les autres » conseille le pasteur Batein Kaligue.  « Jamais ! Une religion ne peut être une source de division », précise Mahamat Khatir, Président du Conseil Supérieur des Affaires Islamiques (CSAI).

« La cohabitation est un acte de se mettre ensemble pour réaliser un projet commun et dans le mot  pacifique il y a la paix, donc une cohabitation dont la base est la paix », définit Mgr Edmond Djitangar, archevêque métropolitain de N’Djamena.  « Avoir une relation calme, limpide avec son voisin » ajoute le pasteur Batein Kaligue, secrétaire général de l’Entente des Eglises et Missions évangéliques au Tchad (EEMET).

Les chefs religieux et les universitaires ayant participé se sont tous accordés que La religion ne peut pas être une source de division. « La cohabitation pacifique se trouve dans tous les livres saints » disent-ils.

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