Religion: les N’Djamenois ont nettoyé les tombes à l’occasion de la fête de Toussaint

Religion: les N’Djamenois ont nettoyé les tombes à l’occasion de la fête de Toussaint

La Toussaint est une fête d’origine chrétienne qui se célèbre tous les 1er novembre. Décrétée fête des Saints, elle est une journée de remémoration, d’intercession auprès de la miséricorde divine pour le repos de l’âme du défunt. Au Tchad, les chrétiens ne sont pas restés indifférents. Les cimetières de Toukra et de Ngonba de N’Djamena ont fait l’objet d’une salubrité générale.  

Equipées de pelles, râteaux, pioches, balais, bidon d’eau, les familles des défunts ont pris d’assaut les cimetières de Toukra et de Ngonba dans le 9ème arrondissement de la ville de N’Djamena ce jeudi 1er novembre. Toutes ont un seul objectif, visiter et rendre propre la dernière demeure de leurs parents et proches rappelés auprès la divinité céleste.  « L’objet de notre présence ici au cimetière de Ngonba est en rapport avec la fête de toussaint. Visiter et rendre propre les tombes », a justifié Djerabé Nanmardé. Entre visite et nettoyage, Arnaud Gotoraye voit en la fête de Toussaint un temps de remémoration: « La fête des morts signifie beaucoup de choses pour nous chrétiens. C’est un moment de rappel, un temps un peu difficile, de tristesse. Lorsqu’on vient sur la tombe d’une personne qu’on a perdue, ça fait beaucoup de souvenirs. C’est également un moment de prise de conscience de notre nature de mortel », a-t-il argumenté.

Même si la Toussaint est une journée de remémoration qui suscite chagrin, elle est toutefois un moment de communion. « Le sentiment qui nous anime en ce moment, c’est la communion avec les morts, une manière de leur faire savoir que nous les oublions pas », lance Djimaldé Honoré venu réfectionner la tombe d’un de ses proches.

En plus de la visite et du nettoyage, d’autres personnes expriment leur attachement aux morts par différents gestes. A l’exemple de Morimbaye Mayangar qui, après le nettoyage, a déposé sur la tombe de son père de la bière et de la viande grillée.  « En mémoire de ce que le défunt aimait de son vivant, on vient le lui présenter. Tel que notre père, lui, il aimait la Gala. N’étant pas parmi nous, nous portons toujours son amour et son goût. Ce qui justifie notre geste. Par la même occasion, nous lui présentons nos excuses », s’est défendu-t-il.

Il est à signaler que beaucoup de personnes sont perdues dans la localisation des tombes de leurs proches. Certaines tombes, par manque d’entretien ont disparu. D’autres, faute de plaque d’indication ne sont pas reconnues ou retrouvés.

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