Regain d’insécurité à N’Djamena : la population dans la psychose

Les violences faites à l’égard des femmes sont devenues un sujet brûlant de l’actualité. Le commun du tchadien, notamment N’Djamenois, est indigné face à la recrudescence d’insécurité qui prévaut actuellement à N’Djamena.

Ce n’est plus un banal phénomène, mais un fléau qui met en émoi la société. Les cas de viols, maltraitances, meurtres odieux des femmes enregistrés ces derniers temps donnent des frissons. Au-delà de l’impuissance des autorités face à ce phénomène inhabituel, il faut aussi noter le regain d’insécurité à N’Djamena. Les viols, les braquages, les meurtres sont d’une ampleur indescriptible. Les ménages de la capitale sont plongés dans la psychose.

En moins d’un mois, de nombreux cas d’actes criminels, crapuleux et inhumains sont rapportés sur de pauvres et innocents  citoyens. En rappel, on peut en énumérer entre autres: les cas de Mopi Célestine et d’une jeune fille qui ont marqué le 7e arrondissement de la capitale les 13 et 20 février courant. Il convient également de rappeler d’autres cas survenus dans les arrondissements du 1er, 7ème et 8ème, sans oublier l’assassinat de l’humoriste Colonel Dinar, à Kousseri (ville frontalière camerounaise). La liste est longue:

  • le meurtre d’un cadre de l’administration publique il y a deux semaines;
  • le viol et l’assassinat de la sexagénaire Mopi célestine;
  • le meurtre d’une jeune femme par son concubin il y a quelques jours;
  • le viol et l’assassinat d’une jeune fille il y a 3 jours;

Sans oublier les autres cas de gravité dans les rues et grands axes signalés ou non, dont les auteurs, des inconnus courent encore.

Cette situation est de nature plus que compromettante à la liberté de circulation et porte atteinte au droit à la vie, à la dignité et à l’honneur des personnes. Pis, il en ressort que la plupart des victimes sont de sexe. féminin. Pourquoi? La question demeure entière et engage la responsabilité des autorités.

Et pourtant, dans notre socio économie, ce sont les femmes qui sont les plus nombreuses à s’évertuer pour les besoins des ménages. Elles sont commerçantes, cultivatrices, entrepreneures, etc. à vaquer jour et nuit pour endosser les charges familiales.

Face à cette insécurité grandissante caractérisée par divers modes opératoires (agressions, enlèvements, menaces, braquages, etc.), l’État doit assurer sa mission régalienne qui est la sécurité des populations, la protection des femmes et filles. La prévention et la répression de telles infractions doivent être renforcées par: des investigations poussées; la traque des auteurs où qu’ils soient; administrer à ces derniers les peines les plus sévères prévues par la loi; etc. BACTAR Frank I.

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