RCA : Les pourparlers entre les rebelles et le gouvernement entrent dans l'impasse

LIBREVILLE, 9 janvier (Xinhua) — Les pourparlers de paix entre les rebelles de la Séléka, le gouvernement, l’opposition non armée et la société civile de la République centrafricaine ouverts mercredi en fin de matinée à Libreville, capitale gabonaise, se sont poursuivis jusqu’à tard dans la soirée, sans avoir publié un communiqué final comme précédemment annoncé par la médiation congolaise qui préside ces négociations.

Le président centrafricain François “Bozizé est un très grand mal pour la Centrafrique et l’Afrique centrale”, fulminait à la sortie de la salle du huis clos un membre de la délégation de la Séléka, exigeant toujours le départ du pouvoir de l’actuel chef de l’Etat centrafricain.

“L’unique condition est son départ. Il doit quitter le pouvoir”, a-t-il ajouté.

Toute la journée, les négociateurs de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) ont tourné autour du pot. Dès l’ouverture des travaux, la délégation de la Séléka a fait une surprise de taille. Elle n’exige plus seulement le départ de François Bozizé du pouvoir mais sa traduction devant la Cour pénale internationale (CPI) pour répondre, selon elle, à des crimes de sang commis pendant ses 12 ans passés à la tête de l’Etat centrafricain.

L’opposition politique soutient le même thème. La délégation du pouvoir de Bangui s’est énervée, sans accepter ces préalables posés par les rebelles et l’opposition. Pour elle, le président Bozizé ne partira pas du pouvoir avant la fin de son mandat en 2016. La délégation gouvernementale a quitté la salle du huis clos et s’est rendue à l’hôtel pour des consultations avec Bangui. Elle n’est pas revenue au complexe de la Cité de la démocratie où se déroulent les pourparlers.

La médiation a décidé alors d’entendre chaque délégation de façon séparée. Mais aucune délégation ne mettait de l’eau dans son vin. La situation est dans l’impasse totale lorsque la Séléka a quitté la Cité de la démocratie en fulminant sa colère contre François Bozizé.

Au passage, la Séléka a refusé de signer un cessez-le-feu et de créer des couloirs humanitaires tant que Bozizé n’est pas transféré à la Cour pénale internationale.

La Séléka a souhaité, en quittant la table de négociations, avoir un bref entretien avec les chefs d’Etat de la sous-région qui tiennent un sommet ce jeudi à Libreville pour proposer un plan de sortie de la crise centrafricaine.

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