Portrait : Nénodji Mbairo, médaillée OMS pour son engagement contre le tabagisme

Portrait : Nénodji Mbairo, médaillée OMS pour son engagement contre le tabagisme

Elle a consacré l’essentiel de sa vie à la santé des Tchadiens. Son engagement à sauver la jeunesse de la consommation des excitants lui a valu la récompense de l’organisation mondiale de la Santé (OMS) le 20 août dernier. Qui est cette « dame de fer » ?

Elle, c’est Nénodji Mbairo, née en 1978, dans la ville de N’Djamena dont le nom alimente les articles de presse depuis fin août 2018. A la différence des autres filles ou femmes du Tchad, elle n’a que d’yeux et la pensée pour les études.

Cette détermination  a fait d’elle une titulaire de bac D en 1998, bac qu’elle obtient avec la mention Assez- Bien. Puis le doctorat en médecine en 2009, avec la mention honorable à l’université de N’Djamena.

Juste après l’obtention du doctorat, elle intègre le ministère de la Santé publique et travaille aux urgences de l’hôpital général de référence nationale pendant  plus de trois ans. Grâce à une bourse d’études offerte par l’OMS, elle quitte son Tchad natal pour le Bénin où elle s’inscrit en santé publique, option polyvalente à l’institut régional de santé publique de Wida. Ce n’est qu’en 2013, l’année où elle finit sa spécialisation qu’elle revient au pays, nantie d’un diplôme en santé publique avec la mention très bien.

Un an après sa spécialisation, c’est-à-dire en 2014, Nénodji Mbairo est nommée coordinatrice au Programme national de lutte contre le tabac, l’alcool et les drogues. Depuis lors, elle ne se lasse pas de faire réduire le taux de la consommation de ces produits aux Tchad et surtout en milieu jeune. « La Jeunesse constitue l’avenir de ce pays.  Cette jeunesse, dans l’ignorance est en train de se détruire avec ces Substances qui ne leur apportent rien que des maladies », affirme-t-elle dans son bureau, au ministère de la santé publique. Cet engagement lui a valu une médaille décernée par l’OMS pour sa contribution exceptionnelle à la lutte antitabac.

Hormis ses actions pour la lutte contre le tabac, l’alcool et les drogues, Nénodji Mbairo est aussi enseignante-chercheuse à l’Université de N’Djamena, notamment à la Faculté des Sciences de la Santé Humaine (FSSH), depuis 2016.

Un commentaire

  1. Avocksouma Djona Atchénémou
    27 août 2018 at 17 h 17 min Répondre

    J’avais rencontré le Dr Nénodji Mbairo à l’Institut Régional de Santé Publique, IRSP, de Ouidah, Bénin alors qu’elle présentait son Master II en Santé Publique. C’est une dame qui en veut. Elle préfère en plus le travail bien fait. Connaissant un peu le contenu de sa formation, je suis certain qu’elle a été bien outillée pour affronter les enjeux de santé publique qu’est la lutte contre la tabagisme et la drogue. C’était un bon choix qu’a eu le Ministère en la nommant comme chef de programme.

    Pour ma part, je crois que le Dr Nénodji servirait encore d’avantage si elle pouvait repartir obtenir son Ph.D en santé publique. Il n’y a pas une foultitude dans ce domaine au pays. Non seulement, elle servirait encore plus efficacement le Ministère, mais elle contribuerait aussi à l’encadrement des futurs jeunes médecins.

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