Médias: Bémadjita Ngaradoumbé dit Samory, un vétéran de la presse écrite au Tchad

Médias: Bémadjita Ngaradoumbé dit Samory, un vétéran de la presse écrite au Tchad

Diplômée de l’Université d’Etat de l’Ordre du Drapeau Rouge du Travail de Tachkent/Ouzbékistan, à 61 ans, Bémadjita Ngaradoumbé dit Samory, Directeur de la Publication du Journal L’Observateur, est l’un des Baobabs de la presse tchadienne. A l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, Tchadinfos vous dresse son portrait.

Quelqu’un qui ne le connaît pas, le prendrait de par son apparence, à un étranger. Or, il Tchadien, de père et de mère. «Petit marteau casse gros cailloux», disent les Ivoiriens. C’est le cas chez le «Doyen», comme l’appellent les jeunes confrères, né à Brazzaville au Congo, est de taille moyenne, svelte et de teint clair.

Rigoureux, très exigeant et aimant le travail bien fait, Samory est l’une des rares personnes à exercer aussi pendant longtemps dans la presse écrite au Tchad. Connu beaucoup plus sous le psydonyme de Samory, Bémadjita Ngaradoumbé a un diplôme supérieur en journaliste, depuis 1991 en Ex-URSS. C’est après son baccalauréat série A4 obtenu avec brio en 1981, au Lycée Hamed Mangué de Sarh.

Il est l’un des journalistes qui avaient écrit les premières lignes du journal «L’Observateur», créé en 1997 par Mme Sy Koumbo Singa Gali.

En 1984 et 1985, Samory a passé des stages respectivement à la radio et télévision de Tachkent (Ouzbékistan, Asie Centrale) et au journal Maladiojni-Ouzbékistan. En 1986, il passa un autre stage au journal Pravda Vastock (Ouzbékistan) avant d’être Assistant d’aministration à l’Entreprise Comhart Electronik Vertrieb Gmbh Berlin (Allemangne de l’Ouest).

De 1997 à 2003, il a été journaliste rédacteur au journal L’Observateur (Tchad) avant d’être nommé Coordonnateur dans cet organe, de 2003 à 2005. De 2006 à 2008, il a été promu Redacteur en Chef Adjoint avant d’être remonté comme Rédacteur en Chef titulaire de 2008 à 2009. De 2009 à nos jours, Bémadjita Ngaradoumbé Samory, est le Directeur de la Publication dudit journal.

Samory est aussi connu pour ses nombreuses démêlées avec les autorités de ce pays. A plusieurs reprises, il a été arrêté et gardé en prison pour ses opinions. Mais, il n’a jamais trahi ses principes, ni renoncé à sa profession.

Pour la liberté, contre l’injustice!

A la question de savoir, que pense-t-il de la presse écrite au Tchad, le doyen Samory répond : «elle est animée par des femmes et des hommes courageux. Elle a connu une période de prospérité et connaît un certain recul, à cause de nombreuses crises que traverse le pays. » Mais, dit-il «J’ai espoir car, des jeunes dynamiques sont venus la renforcer et elle se remettra debout et a plein d’avenir.»

Qu’aimez-vous le plus ? A cette question, la réponse du doyen est claire et nette: «La liberté!» Ce que Samory déteste le plus c’est «l’injustice », nous confie-t-il.

Dans le milieu de la presse, il est rare de voir des journalistes exercer autant d’années. Comme le doyen Samory, quelques rares têtes qu’on rencontre aujourd’hui, considèrent ce métier comme un tremplin pour se faire une meilleure place ailleurs. C’est ce qui explique d’ailleurs, l’absence des aînés dans les rédactions. Mais, Samory n’est pas de ceux-là. «On vient au journalisme par conviction», dit-il avant d’ajouter que : «ce métier, je l’ai choisi ! C’est pour ça que je suis formé. J’essaye de l’exercer le mieux que je peux.»

L’argent n’a jamais été une motivation et ne sera pas une raison pour abandonner cette profession qui m’a beaucoup donné en termes de relations. Elle m’a permis de découvrir les gens et m’a ouvert sur un monde passionnant.

Bémadjita Ngaradoumbé dit Samory

Ceux qui ont côtoyé de près l’homme, en savent quelque chose. «Samory est un Epicurien, il aime sa vie comme ça», a confié un Directeur de publication qui a travaillé en son temps avec lui. Ce n’est pas le meilleur travail qui manque à cet homme mais, aimant le métier, il n’a pour l’instant pas l’idée de «divorcer» avec lui.

Bémadjita Ngaradoumbé Samory a été le Secrétaire Général de l’Association des Editeurs de la Presse Ecrite du Tchad (AEPT) pendant des années avant d’être élu président de cette organisation faitière des journalistes à la dernière Assemblée Générale de 2019. Il est également, membre du Comité de Gestion de la Maison des Médias du Tchad (MMT).

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