Mali : un membre d'Aqmi confirme la mort d'Abou Zeid

Pour la première fois depuis l’annonce de la mort d’Abou Zeid par des médias algériens, jeudi dernier, un membre d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) confirme cette information, ce lundi. Il été tué «par un bombardement aérien français dans les montagnes» des Ifoghas, dans le nord du Mali, «et non par les Tchadiens», affirme, sous couvert d’anonymat, un jihadiste d’Aqmi qui a l’habitude d’écrire pour des sites jihadistes, selon Sahara Medias, une agence maurtitanienne d’informations en ligne.

Le Drian refuse de confirmer la mort des chefs jihadistesUn troisième soldat français a été tuéOtages au Niger : pour les familles, la France doit «négocier» avec AqmiVIDEO. Mali : l’armée française filmée en plein combat dans les Ifoghas Cette source dément, en revanche, la mort d’un autre dirigeant islamiste, Mokhtar Belmokhtar, «pour la simple raison qu’il se trouve dans la région de Gao où il mène les combats contre l’ennemi». Gao est situé plus au sud du massif des Ifoghas.

Le Tchad revendique avoir tué ces deux leaders d’Aqmi, tandis que Paris s’est jusqu’à présent refusé à confirmer ou infirmer leur mort. Dans la matinée, le chef d’état major des armées françaises a néanmoins jugé crédible qu’Abou Zeid eut été tué. Tout en restant très prudent. «C’est probable, mais ça n’est que probable», indique sur Europe 1 l’amiral Edouard Guillaud. «Nous ne pouvons pas avoir de certitudes pour l’instant. Ce serait une bonne nouvelle. Nous n’avons pas récupéré le corps», précise-t-il aussitôt.

Interrogé sur le cas de Mokhtar Belmokhtar, l’amiral ne confirme rien. «Sur les forums jihadistes, apparaissent depuis hier un certain nombre d’informations disant qu’il serait toujours vivant. C’est la raison pour laquelle je suis moi-même d’une extrême prudence.» Dimanche, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avait lui-même appelé à la prudence. Ni Aqmi, ni aucun réseau islamiste n’ont dit un mot sur ces disparitions comme ils le font habituellement lors de la mort de l’un des chefs jihadistes.

 

«Nous ne savons pas où se trouvent les otages»

Concernant le sort des otages français au Mali, l’officier souligne que «nous ne savons pas où (ils) se trouvent». Mais il assure que «la totalité des opérations que nous menons est faite en gardant à l’esprit le fait que nous pouvons nous rapprocher d’eux. Nous organisons nos opérations pour être sûr que nous pouvons les préserver».

«Nous sommes en train de casser les reins d’Aqmi»

Alors qu’un troisième soldat français a été tué dimanche, le chef d’état-major des armées assure que les militaires ne sont pas surpris par la violence des combats dans le massif des Ifoghas, région montagneuse dans le nord du pays, sanctuaire d’Aqmi. «Nous savons que nous avons affaire à des fanatiques», «des terroristes fanatisés, entraînés depuis des mois et même des années». «Nous sommes en train de casser les reins d’Al-Qaïda au maghreb islamisque et ça, c’était l’objectif tel qu’il nous avait été fixé par le président de la République», affirme l’officier. Sur le terrain, il décrit «une organisation industrielle du terrorisme».

 

Source : Le Parisien

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