Lutte contre la corruption : où en est-on avec le numéro vert ?

Lutte contre la corruption : où en est-on avec le numéro vert ?

Le 9 décembre marque la journée mondiale contre la corruption. Pour lutter contre ce fléau, le gouvernement tchadien a mis un numéro vert pour alerter sur les cas de corruption flagrante. L’occasion de mettre en lumière la situation du Tchad.  

La lutte contre la corruption a été entérinée par l’adoption par l’Assemblée générale des Nations-Unies de la Convention des Nations-Unies contre la corruption le 31 octobre 2003.

Au Tchad, en janvier 2018, le ministère des Finances et du Budget a mis en place un numéro vert pour lutter contre la corruption dans l’administration publique. La mise en place de ce numéro a pour objectif de permettre à tout citoyen d’alerter l’inspection générale des Finances pour dénoncer tout acte de corruption dans l’administration publique. Malgré cela, la corruption suit son chemin.  Pour un travail rendu, les fonctionnaires exigent en retour quelques pièces sonnantes et trébuchantes, le « à gal goro » comme on le dit en arabe dialectale tchadien. Pour être reçu à un test ou un concours quelconque dans le pays ou simplement faire avancer les dossiers administratifs, certains citoyens sont obligés d’avancer des sommes importantes pour être satisfaits. Les exemples sont légions au service de délivrance des passeports, carte nationale d’identité.

Pour le coordonnateur de l’Association de Lutte Contre la Corruption et la Malversation économique au Tchad, Foullah Baba Isac « Si le Tchad est en crise aujourd’hui, c’est parce que la corruption a atteint un niveau élevé ».

En 2016, selon l’ONG Transparency International, le Tchad occupe 159ème place sur 176ème  sur l’indice de la perception de la corruption dans le monde. D’après le Programme des Nations Unies pour le Développement, « la corruption aggrave les inégalités, les injustices, en particulier dans les pays les plus vulnérables ».

L’Etat tchadien doit penser à mettre sur pied, en plus du numéro vert, d’autres stratégies pour lutter contre la corruption. La mise en place de la cour de répression des crimes économiques et de détournement est une initiative à louer.

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