L'ex-président brésilien Luiz Inacio Lula de Silva dévoile l'ambition de son pays pour l'Afrique

COTONOU, 17 mars (Xinhua) — Le Brésil a des obligations morales et politiques pour développer le continent africain, a déclaré dimanche à Cotonou l’ancien président du Brésil, Luiz Inacio Lula da Silva, lors de sa brève visite de travail au Bénin.

S’exprimant au cours du forum des échanges entre hommes d’affaires brésiliens et béninois sur les opportunités d’investissements au Bénin, l’ancien président brésilien a déploré le fait que les autorités politiques brésiliennes avaient ignoré par le passé le continent africain.

“Dix avant, le Brésil n’avait pas taillé d’importance aux pays africains. Mais de nos jours, les autorités politiques du Brésil ont décidé de développer l’Afrique à travers des relations privilégiées avec chacun de ses pays”, a-t-il déclaré, en précisant que ces relations ne seront pas comme celles de la colonisation.

“Nous avons décidé d’avoir une relation sincère et forte avec les Africains, pas comme pour les coloniser mais pour construire dans leurs pays, gérer des entreprises afin de contribuer au développement de leurs espaces”, a-t-il promis.

Ainsi, a-t-il expliqué, “avec cette ouverture du Brésil sur le continent africain, nous deviendrons des associés pour véritablement amorcer le développement de l’Afrique”, a-t-il indiqué.

BRESIL : DEJA UN IMPORTANT PARTENAIRE COMMERCIAL POUR L’AFRIQUE

En Afrique, les investissements chinois et indiens sont souvent évoqués, mais les investissements du Brésil ne sont pas pour être négligés.

S’appuyant sur les pays lusophones sur le continent noir, tels l’Angola, le Mozambique et Sao Tomé, des compagnies brésiliennes de poids, comme Odebrech (construction), Petrobras (pétrole) et Vale (mines), ont fait leur entrée sur le marché africain.

Durant la première décennie du 21e siécle, les échanges commerciaux entre le Brésil et l’Afrique ont quintuplé, passant de quelque 4 milliards de dollars en 2000 à 20 milliards de dollars en 2010.

Quand il était au pouvoir au Brésil (2003-2010), M. Lula da Silva avait fait de l’Afrique une priorité stratégique de son pays. Il a effectué 28 visites d’Etat en Afrique (contre 9 en Amérique du Nord), accompagné de chefs d’entreprises.

Cette activité politique a abouti au développement rapide de la coopération bilatérale entre le Brésil et l’Afrique. En juin 2009, M. Lula da Silva a été l’invité d’honneur du 13e sommet de l’Union africaine à Syrte, en Libye. A la tribune, il a plaidé pour une coopération renforcée entre les deux parties qui ont des liens culturels comme la langue, la musique ou la religion.

En mai 2012, la banque brésilienne BTG Pactual a dévoilé la création d’un fonds d’investissements en Afrique d’un montant d’un milliard de dollars, considéré comme le plus important fonds en faveur de l’Afrique, pour financer des projets africains dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture et des infrastructures, entre autres.

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