Le spectre d’une année blanche plane sur l’école tchadienne

 

L’année scolaire 2016- 2017 lancée le 15 septembre dernier n’a été effective que dans certaines écoles privées avec beaucoup d’arrêts de cours à cause des différentes manifestations organisées par les étudiants.

Le fameux slogan «  Education pour tous » n’a pas droit de cité au pays de Toumaï au début de cette rentrée  scolaire 2016 – 2017 car, les portes des écoles publiques sont hermétiquement fermées depuis lors. La grande partie des élèves tchadiens sont au chômage en train de gambader dans les rues pour se divertir.  Les plus soucieux s’interrogent sur leur avenir : que vont-ils devenir ? Entretemps, une partie de ces élèves, ceux des écoles privées continuent de vaquer tranquillement à leurs activités académiques mais aussi dans une grande inquiétude. Surtout pour ceux qui sont en classe d’examen. Sans le fonctionnement des établissements publics, qui va organiser les examens de fin d’année ?

A ce rythme, il y a bien lieu de s’inquiéter sur le sort de nos futurs cadres? Déjà dans certaines écoles catholiques associées, l’on se dit si rien n’est fait jusqu’à la  fin du mois de novembre, l’année sera invalidée. Car, ils ont beaucoup d’enseignants qui sont en grève. Même son de cloche du côté du collège Evangélique. Le temps court et rien de clair ne semble filtrer des différentes rencontres entre les acteurs politiques et ceux de la société civile pour mettre fin à ce débrayage qui n’a que trop duré. Le premier trimestre est d’avance perdu pour ceux des écoles publiques. Il  ne restera que cinq mois de cours en gros pour ceux des grands centres. Dans les provinces, il faut compter avec trois mois car dès les premières pluies les classes sont vidées.

Un des éléments non des moindres qu’il faut soulever, est ce que les autres accepteront-ils de voir les autres continuer ? Malgré que les forces de l’ordre soient postées devant chaque établissement pour dissuader tout mouvement de perturbations, les élèves arrivent au cours avec une peur de subir de représailles à tout moment. En province, les établissements privés ont presque fermé à cause des menaces. C’est N’djaména seul qui résiste mais pour combien de temps ?

Le Tchad étant un pays extraordinaire ainsi, l’on peut s’attendre à des scénarios de tout genre pour juguler la crise scolaire. L’on va peut être validé l’année avec trois mois de cours. Attendons de voir.

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