dimanche 2 octobre 2022

Le comité de crise de Sandana s’inquiète de l’insécurité qui pèse sur les autochtones

Le comité de crise de Sandana a fait une conférence de presse, ce vendredi, 22 avril 2022, à la Maison des médias du Tchad pour restituer aux hommes des médias, ce qui a découlé de sa mission dans ce village qui a été le théâtre de massacre, le 09 février 2022.


“Tout ce qu’a vécu la population de Sandana, en ce jour du 09 février 2022 jusqu’à maintenant relève d’une apocalypse qui ne dit pas son nom“, peut-on lire dans le compte-rendu de la mission effectuée par le comité de crise de Sandana. “Et comme pour enfoncer le clou, les autorités provinciales d’abord, les membres du gouvernement ensuite, descendus sur le terrain, se sont manifestés par des comportements qui s’apparentent à la moquerie, à l’indifférence, à la partialité, voire à la complicité“, renchérit le porte-parole du comité de crise de Sandanan, Ndiguingué Mayanan.

Selon les propos de la population de Sandanan rapportés dans ce compte-rendu, “la situation est gravissime. Toutes les activités sont aux arrêts et personnes n’ose s’aventurer hors du village, ne serait-ce que pour aller faire ses besoins vitaux ou pour aller défricher les champs…“.

Ndiguingué Mayanan déplore la façon dont le désarmement a été fait dans cette localité, car selon lui, malgré cette opération de désarmement, les éleveurs continuent toujours à se promener avec les armes blanches et à feu, au vu et au su de la force déployée pour procéder au désarmement. Ce qui lui fait dire que “ces événements survenus à Sandanan sont les résultats d’un complot ourdi contre la communauté sara afin de la terroriser, de la soumettre à l’esclavage et même de la renvoyer de son terroir, de ses terres ancestrales“.

L’insécurité hante la population de Sandanan

D’après le comité de crise de Sandanan, la population de cette localité vit dans la peur, car ses bourreaux sont quelque part en liberté. La nouvelle de leur arrestation serait une fabrication gouvernementale qui n’a rien à voir avec la réalité, pense le comité de crise. “Le gouvernement a dit avoir arrêté cinq présumés criminels mais se refuse délibérément de nous dévoiler leur identité et de nous dire où est-ce que ces cinq présumés criminels sont détenus”, s’offusque le porte-parole du comité de crise. Au regard de cette situation , il appelle à la mobilisation pour “desserrer l’étau économique et sécuritaire qui se met en place à Sandana”.

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