L’association des groupes Ki’ane Al Wadi Misserié a tenu son 1er forum

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L’association des groupes Ki’ane Al Wadi Misserié a organisé son 1er forum pour la solidarité et la cohabitation pacifique, ce samedi 22 janvier à Farcha dans le 1er arrondissement.



A l’initiative des Chefs de Cantons Misseriés avec le soutien des groupes Ki’-Ane Al wadi dans le cadre de son initiative « Médiation et Développement», une rencontre de Misserié pour la solidarité et la cohésion sociale a été organisée à N’Djamena au domicile du Dr Brahim Seid. Cette rencontre a permis d’enclencher une réflexion sur la situation de Misserié à l’effet d’établir des engagements communs en faveur d’une réduction de la conflictualité interne.

Les jeunes des groupes Ki’ane Al Wadi affirment leur engagement de : faire fond sur le consensus et l’entente réalisés récemment en 2021 entre les chefs des cantons Misseriés dans le cadre de la gestion pacifique des conflits intercommunautaires en vue d’assurer la sécurité, le développement et la paix ; contribuer au renforcement du pouvoir d’action des chefs des cantons dans l’accomplissement de leur mission, contribuant ainsi à répondre aux besoins socioéconomiques des Misseriés, au niveau individuel et collectif, leur garantissant ainsi la possibilité de réaliser pleinement leur mission au sein de la société.


Rakhiss Manani représentant les chefs de Canton a expliqué que le forum, c’est de parler de l’obligation de vivre ensemble. « Que ce soit dans la région du Batha ou ailleurs, il faut que les gens se surpassent pour tous les problèmes qui peuvent exister avec l’aide des chefs de Canton ».

« Il y a un vide actuellement, malgré la multiplication des préfets, des sous-préfets, il existe un déficit qui peut favoriser des problèmes. Donc je conseille tout le monde à se surpasser pour qu’il n’y ait aucun problème dans notre région.  Il faut associer avec le CMT pour qu’on apporte des grains de sel pendant cette transition », relève-t-il.

Quelques recommandations ont été formulées :

  • Veiller à l’organisation périodique de ces genres de rencontres ;
  • Intensifier la sensibilisation des membres de la communauté sur le bien-fondé de l’unité, de la solidarité et du vivre ensemble ;
  • Mettre en place un mécanisme de financement des activités ;
  • Mettre en place des cadres inclusifs de concertation et de gestion des conflits entre les fils et filles de la communauté impliquant les autorités religieuses et traditionnelles au niveau de chaque localité du pays ;
  • Instaurer un cadre de communication permanent entre les membres de la communauté à travers les réseaux sociaux.

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