"L'acier et le béton ne suffisent pas pour construire le Tchad de demain" Mark Boulware Ambassadeur USA

Nous vous présentons ici le discours de Mark Boulware ambassadeur des États-Unis au Tchad, lors de la journée anniversaire de la date de naissance de George Washington premier président des USA. C’était une commémoration avancée du 237ème anniversaire de l’indépendance des Etats-Unis d’Amérique, à laquelle étaient invités plusieurs personnalités.

Excellence Mme Tédébé Ruth, Secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères et à l’Intégration Africaine, Représentante du Gouvernement
Excellence M. Issa Ali Taher, Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération Internationale
Excellence M. Yokabdjim Mandigui, Ministre de l’Aménagement du Territoire, de la Décentralisation et des Libertés Locales
Excellence M. Samir Adam Annour, Ministre Secrétaire Général du Gouvernement
Mesdames, Messieurs les membres du corps diplomatique
Distingués invités

Mesdames et Messieurs,

C’est un plaisir pour mon épouse, Nora Jean, et pour moi-même de vous accueillir ici au jour anniversaire de la naissance de notre premier président, George Washington, pour une commémoration avancée du 237ème anniversaire de l’indépendance des Etats-Unis d’Amérique.

L’année dernière, nous avons achevé notre processus électoral avec la re-élection du Président Barack Hussein Obama. Il y a quelques jours, le Président Obama a présenté des objectifs pour son second et dernier mandat. Il a exhorté les américains à assurer que « le gouvernement travaille au nom du plus grand nombre et non pas seulement d’une minorité, qu’il encourage la libre entreprise, récompense l’initiative individuelle, et ouvre les portes des possibilités à chaque enfant. » Le président a appelé ceci « notre tâche inachevée » et ceci n’est pas tellement différent de la tâche inachevée du Tchad, ou de n’importe quelle démocratie.

Etant donné son histoire tumultueux, le Tchad est en mesure de mieux comprendre que d’autres pays la nécessité de s’atteler aux tâches inachevées. Nous célébrons avec vous la période de paix domestique sans précédent qui prévaut maintenant et qui a permis au Tchad de s’adresser de manière urgente à son déficit de développement. Je viens de rentrer d’un long voyage à l’intérieur du pays et je peux personnellement attester de l’amélioration étonnante des routes. Même le moins attentif des visiteurs à N’Djamena ne peut s’empêcher de remarquer les nombreux et imposants bâtiments en voie de finition à travers la ville, et N’Djamena n’est pas la seule ville à bénéficier de ces améliorations, comme nous l’avons vu, par exemple, à Biltine en décembre.

Les réalisations tangibles de ces derniers mois et ces dernières années sont une source d’inspiration, cependant, l’acier et le béton ne suffisent pas à construire le Tchad de demain. Pendant qu’il accélère la construction des infrastructures physiques indispensables, il doit – tout comme mon pays – montrer son engagement à s’atteler aux « tâches inachevées » de la démocratie. Il y a des acquis démocratiques à consolider, l’état de droit à renforcer et à étendre, un environnement propice aux affaires à cultiver, des services sociaux et gouvernementaux à fournir, une société harmonieuse à maintenir et une nouvelle génération d’enfants à nourrir et à éduquer. Dans cette tache, le Tchad peut compter sur le soutien des Etats-Unis et de ses autres partenaires.

En dépit des énormes exigences dans la construction de son avenir, cette terre de Toumai fait aussi face au défi de la défense et de la préservation de son patrimoine. Le gouvernement a montré une ferme volonté de protéger les espèces emblématiques et a vu des vies perdues dans ce combat pour cette cause. Depuis les régions fossilifères de Toros-Menalla aux ruines d’Ouara, en passant par les buttes Sao, il y a des reliques historiques importantes pour toute l’humanité. Beaucoup de cette histoire se retrouve encore dans les autorités traditionnelles, les langues indigènes et les cultures traditionnelles si chères aux tchadiens. Là aussi, le Tchad peut, et doit se tourner vers ses partenaires et solliciter leur solidarité dans la préservation de ce riche passé.

Au regard d’un programme domestique aussi énorme, certains pourraient chercher à esquiver leurs responsabilités régionales et internationales, mais le Tchad ne l’a pas fait. La prompte intervention en République Centrafricaine en décembre a permis de donner du temps à la médiation régionale. Et de manière encore plus considérable, au Mali, les actions rapides du Tchad sont largement applaudies comme une réponse à l’appel d’un pays frère du Sahel se trouvant dans un besoin urgent. Le déploiement robuste des troupes tchadiennes aux côtés de l’Armée Française a émoussé et repoussé une sérieuse menace terroriste, ouvrant la voie à une force multinationale africaine. Les Etats-Unis sont heureux d’avoir fourni un soutien à cet effort et continueront à le faire.

Que nos deux pays continuent à jouir des bienfaits de la paix et de la liberté à l’intérieur de nos frontières et que cette paix et cette liberté s’étendent au monde entier.

Source : Alwihda

2 Commentaires

  1. « L’acier et le béton ne suffisent pas pour construire le Tchad de demain » (Mark Boulware, Ambassadeur des États-Unis au Tchad)
    5 avril 2013 at 22 h 40 min Répondre

    […] l’article sur tchadinfos.com : « L’acier et le béton ne suffisent pas pour construire le Tchad de demain » Mark Boulware Amb… Commentaires sur Facebook […]

  2. kaka koyo
    7 avril 2013 at 12 h 55 min Répondre

    Très objectif et empreinte de concision et de realisme. Pas de langue de bois. Le Tchad est desormais un grand garçon parmi les grands et non un petit garçon egaré dans une cour des grands. ce discours le montre clairement car il revele la confiance reconnue au Tchad. Merci aux Tchadiens.

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