Lac Tchad : quatre choses à savoir sur le projet RESILAC

Lac Tchad : quatre choses à savoir sur le projet RESILAC

La région du lac Tchad doit faire face à de multiples enjeux de développement à la fois socio-économiques, écologiques, hydrologiques et de gouvernance. La région est également confrontée à des défis politiques importants liés aux attaques de plusieurs groupes armés et aux exactions ciblant les populations civiles, ainsi qu’aux impacts des stratégies militaires et de lutte contre ces groupes belligérants. Tchadinfos vous propose quatre choses à savoir sur le Projet RESILAC (Redressement économique et social inclusif au Lac Tchad), lancé le 7 mai 2018. 

  1. Un enjeu majeur pour le bassin du lac Tchad

L’environnement  et la crise sécuritaire  limitent l’accès des populations  aux services de base, exacerbent les équilibres  communautaires. Cette crise régionalisée affecte plus de 17 millions de personnes, dont 2,6 millions de personnes forcées aux déplacements et dépendantes de l’assistance humanitaire directe.

Néanmoins, des indicateurs encourageants ont conduit la communauté internationale à organiser des interventions se situant à la jonction de l’urgence humanitaire, de la réhabilitation et du développement, afin d’agir sur les racines de la crise. En effet, il est important non seulement de répondre aux besoins de court terme des populations, mais également de trouver des solutions  de long terme aux différents facteurs de crise.

Le projet RESILAC s’inscrit pleinement dans cette dynamique. Pour permettre la résilience et l’autonomie des populations, de la jeunesse en particulier, prêtes à s’investir dans le redressement économique de la région, ce projet se déploie sur 4 ans dans 4 zones géographiques : région de Diffa au Niger, Etat de Borno au Nigéria, région du lac Tchad et région de l’Extrême Nord du Cameroun. Le projet RESILAC interviendra auprès de 90 000 bénéficiaires directs et 1 600 000 bénéficiaires indirectes.

  1. Quatre piliers d’intervention

Le projet RESILAC repose sur quatre piliers. Notamment, à travers le renforcement du capital humain et de la cohésion sociale : santé mentale et traumatisme, gestion sécurisée de l’accès aux ressources naturelles et la cohésion sociale. Il y a aussi le redressement économique à travers : Economie locale et emploi des jeunes ; Jeunes ruraux et emplois ; Renforcement des chaînes de valeur. Le programme sera en outre axé sur le renforcement de capacités et l’action institutionnelle par : la mise en œuvre du projet par les pouvoirs publics, collectivités territoriales, organisations de la société civile locale ; la capitalisation  et la restitution des méthodes performantes. Enfin, il est prévu la production des connaissances avec le système de suivi et d’évaluation des réalisations et le Programme de recherche-action et de capitalisation.

  1. Une approche innovante

RESILAC est conçu comme une solution agile en permanente adaptation face aux défis climatiques et sécuritaires de la région. Cette approche permet ainsi : de suivre les évolutions du projet et d’apprendre en continu en tirant les leçons régulièrement, et en s’assurant que le projet respecte le principe « ne pas nuire » ; d’éclairer les questions opérationnelles qui apparaissent en cours de projet par la connaissance produite sur un temps court.

  1. Un projet co-construit

Le projet RESILAC financé par le Fonds fiduciaires de l’Union européenne pour l’Afrique et l’Agence française de développement est mené par un consortium de trois partenaires principaux, experts de la région et des thématiques.  Le consortium est constitué d’Action contre la faim (ACF), CARE et le Groupe URD (Urgence Réhabilitation Développement).

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