Lac Tchad : l’ONU s’inquiète de la hausse des déplacements forcés causés par Boko Haram

Lac Tchad : l’ONU s’inquiète de la hausse des déplacements forcés causés par Boko Haram

NEW YORK (Nations Unies), 6 août (Xinhua) — Les déplacements forcés de population dans la région du lac Tchad ne cessent d’augmenter en raison des attaques du mouvement terroriste Boko Haram, s’est inquiété jeudi le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA).

“Depuis quelques semaines maintenant, plus de 40.000 personnes ont fui leurs villages par crainte des attaques, sans emporter de bagages dans leur fuite”, a déclaré dans un communiqué de presse le coordonnateur humanitaire des Nations Unies pour le Tchad, Thomas Gurtner.

“Les îles du lac Tchad sont toujours confrontées à des attaques sporadiques et le gouvernement envisage de transférer 20.000 personnes supplémentaires sur le continent, ce qui augmenterait la vulnérabilité des populations déplacées et des communautés d’accueil”, a-t-il ajouté.

Lundi, environ 10.000 personnes ont fui vers la localité de Koulkimé, à quelque 20 km de la ville de Baga Sola, dans le bassin du lac Tchad, portant le nombre total de déplacés dans la région à environ 40.000, selon les dernières estimations de l’OCHA.

Au total, environ 79.000 civils ont été forcés de fuir leurs maisons depuis le début de l’année, y compris des réfugiés, des rapatriés et des déplacés.

Le système des Nations Unies travaille avec ses partenaires sur le terrain pour mettre en œuvre une assistance immédiate à cette nouvelle population, d’autant plus que la zone est sujette à des épidémies de choléra, a ajouté M. Gurtner.

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