lundi 4 juillet 2022

La SNE droit dans ses bottes

Les 45 jours de travaux de maintenance annoncés par la Société nationale d’électricité (SNE) ont pris fin. Toutefois, la situation demeure inchangée.

Le 19 février dernier, dans l’un de ses rares communiqués, la Société nationale d’électricité (SNE) informait son « aimable » clientèle que des travaux sur ses sous-stations entamés depuis quelque temps se poursuivront pour 45 jours francs. Il lui a été demandé de prendre des « dispositions nécessaires » pour faire face à cette « perturbation » du réseau. Des travaux réalisés dans le cadre de son programme de « maintenance préventive », informe la société.

Le délai de 45 jours est donc expiré depuis une bonne quinzaine d’heures. Mais, dans les faits, rien n’a vraiment changé. Absolument rien ! Ni d’électricité, ni d’eau, dans de nombreuses concessions de la capitale. En province, la situation est pire. En cette période de canicule, où la météo affiche plus de 40° à l’ombre, les organismes sont soumis à rude épreuve. Les outils de travail électroniques et électriques sont aux arrêts.  Les quelques rares personnes qui possèdent des groupes électrogènes s’en sortent, mais dans la douleur. La chaleur ne faisant de cadeau à personne, moins encore aux machines.

Décidemment, les problèmes de la Société nationale d’électricité semblent incurables. Les nombreuses visites des autorités en son sein, présageant un lendemain meilleur sont de la poudre aux yeux. L’on se rappelle encore de celle du vice-président du Conseil militaire de transition (CMT), le général Djimadoum Tiraïna, le 4 novembre 2021.

Lors de cette décente, le deuxième homme fort de la transition avait constaté que la centrale de Farcha, à N’Djaména, qui devrait faire fonctionner ses machines avec 12 citernes quotidiennement n’en recevait que 8 de 32 mille litres. Conséquences, trois machines avaient cessé de fonctionner. L’État, plus gros consommateur de cette électricité ( à hauteur de 60%), est un mauvais payeur. La grosse épine dans le pied de cette institution.

Malgré que le Tchad soit parmi les pays producteurs du pétrole depuis 2003, l’on arrive encore à évoquer un manque de carburant, pour couper le courant et plonger dans le noir les populations. De même qu’à faire tourner au ralenti leurs activités, dans un contexte hostile à l’entrepreneuriat. Connaissant déjà les taxes élevées et autres tracasseries administratives auxquelles les entreprises sont soumises.

Les énergies renouvelables, comme solutions alternatives, tant fanfaronnées dans les communications gouvernementales, restent pour le moment une chimère. Bien que le pays dispose des zones désertiques, des chaines montagneuses,  des grands lacs et vents qui peuvent être exploités.

En attendant que les beaux discours soient traduits en acte, pour sortir le pays de l’ornière et espérer atteindre les objectifs de développement, l’on est encore à recevoir l’électricité comme la tontine et à enregistrer des « excuses » pour un «  désagrément ».

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