La pastèque : une nouvelle habitude alimentaire qui créée des activités lucratives

La pastèque : une nouvelle habitude alimentaire qui créée des activités lucratives

La pastèque, appelée aussi melon d’eau, est un gros fruit lisse, à chair rouge et à graines noires. Elle est composée à près de 92% d’eau et appartient à la famille des cucurbitacées (concombres, melon…). Peu connu il y a quelques années, ce fruit entre aujourd’hui dans les habitudes alimentaires des Tchadiens. De sa culture à sa commercialisation, la pastèque génère beaucoup d’activités lucratives. 

A l’entrée du marché des fruits, situé non loin de la gare de Moussoro connu sous le nom de tacha Moussoro, une odeur aquatique et fraiche accueille tout visiteur. Le marché déjà ressemble à un jardin. Les pastèques sont alignées et arrangées les unes sur les autres dont la beauté laisse penser à une collection d’objets d’arts.

Ce marché est composé pour la plupart des commerçants grossistes. « Nous avons plus de 80 commerçants  dans ce marché. Il y en a qui sont en même temps des cultivateurs de pastèque », fait savoir Moussa Almouzamil, délégué de l’association Alkher pour les agriculteurs des légumes et fruits. Le prix varie selon la taille du fruit. « En gros, le prix varie entre 500 et 750 FCFA » dit-il. C’est dans ce marché que la plupart des commerçants de pastèques de la ville de N’Djamena s’approvisionnent.

La consommation en quantité de ce fruit par la population a créé d’autres activités pour les jeunes. La vente à la sauvette en est une. Les vendeurs ambulants en majorité des jeunes découpent la pastèque en petit morceau et l’étale sur la brouette, le porte-tout aménagé et certains sur une table. Ils se placent dans les endroits stratégiques comme les grandes artères, les ciné-clubs et les lieux de rassemblement. « Une pastèque de 500 fcfa peut générer un bénéfice de 1500 car on vend la tranche à 50 et 100 fcfa », informe  un jeune vendeur.

un vendeur de pastèque devant une boutique

De l’avis du délégué de l’association Alkher, grâce aux nouvelles techniques d’irrigation apprises par les cultivateurs ces dernières années et l’usage des désherbants, la pastèque est cultivée toute l’année. « Avant on ne cultivait que pendant la saison de pluie donc de manière périodique. En cette saison, la pastèque provient du Lac-Tchad », explique-t-il.

La pastèque présente plusieurs variétés mais c’est celle qu’on appelle Chirya en arabe locale qui est la plus prisée. « Elle ne présente aucune odeur et est  succulente » dit un commerçant. « Elle soigne et nettoie les reins » complète un autre.

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