Insertion socioprofessionnelle des filles mères au Tchad : qu’est-ce qui se fait sur le terrain ?

Insertion socioprofessionnelle des filles mères au Tchad : qu’est-ce qui se fait sur le terrain ?

Ce 11 octobre, le monde célèbre la journée internationale des filles. Elle a pris acte par la résolution adoptée en janvier 2011, par l’Assemblée générale des nations unies. La consécration de cette journée découle du fait que les petites filles et les adolescentes font face à des difficultés qui sont différentes de celles que rencontrent les femmes adultes. Notre reporter Ndalet Pohol est allé à la rencontre de Khadidja Abderamane Koko, présidente de l’Association des volontaires pour l’encadrement et l’intégration des filles mères. Elle nous parle ici des activités que mène son organisation.

L’Association des volontaires pour l’encadrement et l’intégration des filles mères, créée en 2011, dispose d’un bureau exécutif composé des bénévoles qui sont chargés de sensibiliser, d’encadrer, de former et d’accompagner ces filles dans leur insertion socioprofessionnelle. Ces filles suivent le plus souvent des formations de courte durée dans des domaines porteurs. En couture, la formation prend trois mois, en initiation à l’informatique, 45 jours et en alphabétisation, la durée est considérable. Ce sont plus de 150 filles à avoir bénéficié de ces séances de formation.Certaines filles se prennent déjà en charge. “Elles ont ouvert leur atelier de couture, et à leur tour, elles embauchent d’autres personnes“, témoigne la responsable de l’association.

Khadidja Abderamane Koko, explique que le dynamisme de son association se trouve dans le profil varié de ses membres. « La force de l’organisation réside dans les profils de ses membres. Nous avons des enseignants, des couturiers, des informaticiens et un pool d’experts. Dans de nombreux cas, nous ne mobilisons pas des ressources extérieures pour lancer les formations », indique-t-elle. En plus de ses ressources propres, l’association reçoit des appuis du FONAP, de l’UNESCO, du Centre Koweïtien et de l’Agence des musulmans d’Afrique. Mais, Khadidja Abderaman dit que ces apports sont parfois insuffisants, puisque, poursuit la présidente, il leur faut des infrastructures pour abriter les formations.

Ce qui l’amène à relever les difficultés auxquelles ils font face. « Les difficultés sont multiples. Déjà, nous sommes sur une thématique qui est sensible parce que la question liée aux filles mères est délicate. Parfois, nos actions de sensibilisation ne se passent pas bien. Nous travaillons pour gagner la confiance de nos bénéficiaires. Et, nous le faisons avec nos moyens de bord. Pour certaines formations, nous ne disposons pas d’experts en la matière», déplore-t-elle.

L’association compte ouvrir dans un futur proche, un centre de formation, dans divers domaines, pour les filles mères. Pour mener à bon port ce projet, elle compte sur l’apport de ses partenaires, d’autres organisations sensibles à cette question et les personnes de bonne volonté.

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