mercredi 6 juillet 2022

“Il n’y a pas des centres pour enseigner l’arabe de la même manière que le français ou l’anglais”, président de l’Union générale de soutien à la langue arabe au Tchad

Le Tchad est un pays bilingue avec le français et l’arabe comme langues officielles. Mais l’arabe peine à suivre le rythme du français. À l’occasion de la Journée internationale de la « langue arabe », célébrée le 18 décembre, votre journal a rencontré Dr Hassaballah Mahdi Fadlah, président de l’Union générale de soutien à la langue arabe au Tchad. Il se livre sur les difficultés et défis de cette langue.

La langue arabe est le symbole de l’identité nationale et de l’histoire du Tchad dans ses âges d’or des royaumes du Kanem, du Baguirmi et du Ouaddaï. Toutes les écritures étaient en arabe, situe d’emblée le président de l’Union générale de soutien à la langue arabe au Tchad, Dr Hassaballah Mahdi Fadlah. « La connaissance de la langue arabe est donc très nécessaire pour connaître notre histoire glorieuse et ainsi conduire au renforcement de l’esprit national », affirme-t-il.

Dr Hasaballah Mahdi Fadlah relève que la langue arabe est avant tout la langue du citoyen tchadien, et les efforts qui sont consentis sont des efforts individuels et des contributions personnelles. “La langue arabe diffère du français et d’autres langues qui trouvent un soutien de différents côtés”, fait-il savoir. Faute de soutien, “il n’y a pas des centres pour enseigner l’arabe de la même manière comme les autres langues, français ou l’anglais”, indique Dr Hassaballah.

Pour permettre à la langue arabe d’être au même diapason que les autres langues, le président de l’Union générale de soutien à la langue arabe propose que des cours du soir pour les adultes non arabophones soient organisés dans les écoles ou centres comme Almouna, CALF, etc. « Nous, à l’Union, avons également ajouté une autre méthode à travers des cours de formation qui durent une certaine période, par exemple, environ 3 mois, et pour un groupe spécifique de la société. Par exemple, nous avons organisé des cours dans lesquels certains employés de la Radiotélévision nationale, et le Conseil économique, social et culturel y ont participé, etc. », indique Dr Hassaballah Mahdi Fadlah.

Les difficultés rencontrées et les défis

Pour Dr Hasaballah, il est étrange que certains responsables marginalisent l’arabe dans le domaine de la prestation de services aux citoyens, mais ils y ont recours le jour où cela va à leur avantage.

Autre difficulté, le président Hassaballah relève l’incompréhension entre les arabophones et les francophones. « Nous exigeons l’égalité entre les arabophones et francophones dans les nominations. Tout comme il faut délivrer des documents officiels dans les deux langues. Et pour cela, nous appelons et cherchons à enseigner l’arabe aux locuteurs non natifs, ainsi que d’enseigner le français aux arabophones, afin que le fossé entre les deux parties disparaisse ».

A l’avenir, Dr Hassaballah Mahdi Fadlah souligne que son association entend créer des centres d’apprentissage de la langue arabe dans la capitale tout comme dans les provinces. « Nous avons pour vision de créer un institut d’enseignement des langues et de la traduction. Tous ces projets sont dans notre programme et nous cherchons à les mettre en œuvre en fonction des capacités dont nous disposons », détaille-t-il.

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