Football : Renaissance FC en quête de titre

Renaissance football club (RFC) bat des ailes depuis plus de six ans. Le club de la capitale n’a rien gagné après la synthétisation de la pelouse du stade Idriss Mahamat Ouya. Les supporters rivaux s’en moquent.

Leur dernier trophée remonte à environ six ans. En ce temps, Renaissance Football club (RFC) régnait en maître absolu à la Ligue de football de Chari Baguirmi. Elle était dominatrice, redoutable et réalisait des prouesses. (Sept fois sans contestation championne consécutive du Tchad). La machine Vert et Rouge tournait en plein régime et attisait la convoitise des supporters adverses.

Mais du jour au lendemain, des joueurs clés quittent le club le plus titré de la capitale. Les dirigeants ne pouvant pas faire avec les vétérans à la porte de la retraite ont fait appel aux jeunes. Une stratégie qui a malheureusement amorcé la descente aux enfers de RFC. Malgré une succession de staff technique, le club Renaissance peine à décrocher un titre.

Au stade Idriss Mahamat Ouya, on suppose que les échecs répétitifs de RFC sont liés à la synthétisation de la pelouse. “Vous n’allez plus rien gagner, tous vos gris-gris ont été détruits pendant la réhabilitation du terrain. La pelleteuse a tout déterré. Depuis que cette pelouse est en synthétique, dites-nous s’il vous plait ce que vous avez gagné ?” se moque un supporter de Gazelle Fc à gorge déployée. « J’ai hâte de découvrir comment vous allez enfouir vos fétiches sur ce terrain synthétique », accentue un autre supporter d’Elect Sport. 

Coïncidence ou ironie? Après les travaux d’installation de la pelouse synthétique au stade Idriss Mahamat Ouya, le club d’Ahmad Bourchaga et Asdé Evariste n’a rien brandi comme trophée . 2015, RFC a été déclarée championne et a participé à la campagne africaine. À la suite, le club s’est vu retirer son titre en faveur Gazelle fc après un feuilleton devant le Tribunal arbitral du sport (TAS). Depuis lors, le club ne s’est pas relevé. Que des passages à vide.

Les fans de ce vieux club (créé en 1954) lèvent la voix et accusent le bureau dirigeant de laxisme et de mauvaise gestion. Dans la veine, ils exigent une assemblée générale afin de remettre la pendule à l’heure. Contre toute attente, le club tient enfin ses assisses électives, le samedi 6 juillet au centre Al Mouna. La rencontre a été de taille. Elle a regroupé la quasi totalité des supporters farouches du club.  Dans des discussions houleuses, le statut du club a été révisé et un nouveau bureau exécutif a été élu par acclamation.  

Dans les coulisses de cette assemblée générale, la nouvelle équipe dirigeante ne fait pas l’unanimité des supporters. Quelqu’uns souhaiteraient voir certaines têtes quitter le navire mais elles sont encore reconduites.

Quant au dynamisme des supporters, l’on pense savoir ce qui les maintient : le slogan du club, « Renaissance pour la vie ». Mais pour combien de temps? Du coup, le nouveau bureau composé de 23 membres, avec à sa tête Izzadine Moussa, est tenu à renouer avec les sacres pour mettre en confiance les supporters.

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