Etat d’urgence : des éléments des forces de l’ordre accusés de racketter les Abéchois

Etat d’urgence : des éléments des forces de l’ordre accusés de racketter les Abéchois

Depuis l’instauration de l’état d’urgence dans les trois provinces, à Abéché, chef-lieu de la province du Ouaddaï, les forces de l’ordre profitent pour racketter les paisibles citoyens. 

Selon nos informations, les forces de l’ordre en charge de faire respecter le couvre-feu rackettent à coeur joie la population. Toute personne interpellée pendant les heures de couvre-feu est sommée de payer une amende à hauteur de 10.000 Fcfa. Et de surcroît, l’heure du couvre-feu n’est pas respectée. “ Ils commencent par arrêter les gens à partir de 21h”, témoigne  un étudiant. 

Chaque sortie de patrouille est une occasion de se lécher les doigts pour ces agents. Car, leur souhait est d’arrêter un nombre important de noctambules. Ce qui leur fera assez de sous. L’état d’urgence est devenu un moyen de racketter. 

Voici un message d’un de nos lecteurs qui témoigne de ce qui se passe dans la capitale du Ouaddaï

“Depuis Abéché, l’état d’urgence décrété par le Président s’est transformé en une arnaque de la population locale. Le couvre-feu a été instauré par le gouverneur à l’intervalle de 22h à 6h or plusieurs personnes sont arrêtées avant 21h. La cause est simple, le payement des amendes  qui poussent les gendarmes de remplir la prison avec le maximum de personnes que possible pour gagner plus au lever du soleil.

NB: chaque personne arrêtée paye 10 000 Fcfa pour sortir de la prison !!!”

Selon nos informations, il est impossible à la population d’Abéché de se rendre à l’hôpital en cas d’urgence la nuit. Les forces de l’ordre ne comprennent jamais, toute personne rencontrée pendant les heures du couvre-feu est conduite au commissariat ou à la gendarmerie. Pour les motos arrachées en ce temps, les propriétaires doivent attendre la fin de l’état d’urgence pour pouvoir les récupérer, rapporte un autre habitant de la ville.

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