Entrepreunariat : Diplômé de santé, sans emploi, il se lance dans une œuvre communautaire

Entrepreunariat : Diplômé de santé, sans emploi, il se lance dans une œuvre communautaire

Master 2 en Sciences infirmières et obstétricales obtenu à Niamey au Niger, sans emploi, Menda NGARTEL se lance dans une œuvre communautaire pour former des femmes et jeunes filles sur les questions de la santé maternelle et infantile dans sa petite ville natale, Bédjondo. Le jeune spécialiste de la santé, âgé de 34 ans, s’est confié à votre site d’information et a livré ses motivations.

Pour lui, il vaut mieux se lancer dans l’entrepreneuriat social et mettre son savoir-faire au service de la communauté que de rester et subir le chômage. « Cela fait 3 ans que je suis rentré de Niamey avec mon diplôme, espérant que ma spécialité serve mon pays. Le boulot se faisant rare, j’ai décidé de suivre les pas de ma mère qui avait aussi servi, toute sa vie, la communauté de Bédjondo en matière de santé. C’est ainsi que nous avons initié le projet avec mes frères », dit-il. Le centre est créé il y a déjà bientôt un an, et est dénommé Centre Communautaire Modjimadji Thérèse, ainsi pour perpétuer l’exemple de leur mère dont le portrait a été dressé dans l’ouvrage « Une vie utile plutôt qu’agréable » de Nodjiré NGARTEL. Son siège est installé dans la localité de Bédjondo dans le Sud du Tchad. Il se constitue en un canal de santé de relais dans une localité comme beaucoup d’autres au Tchad où accéder ne serait-ce qu’au conseil d’un agent de la santé est difficile.

Le centre a déjà organisé deux campagnes de sensibilisation entre le mois de juillet et septembre avec une très forte mobilisation de la population. La première a porté sur les conséquences du mariage précoce des filles en matière de santé de reproduction et a eu la participation de plus de 70 personnes, dont les femmes, jeunes filles mais aussi des chefs de quartiers et autres autorités locales. La deuxième ayant eu lieu chez le chef du 3e arrondissement de cette commune de Bédjondo, a été centrée quant à elle sur la sensibilisation contre le paludisme a recensé plus de 100 participants. Interrogé sur les conditions de participation, Menda NGARTEL explique que les activités du centre sont organisées gratuitement. Avec l’appui des jeunes bénévoles, souvent eux également diplômés sans emploi dans le domaine de la santé ou des sciences sociales, celui-ci organise les activités de formation ou de sensibilisation pour le bénéfice de la population de cette contrée. Les participants aux différentes sensibilisations sollicitent encore davantage de regroupements car ils aimeraient être éclairés sur plusieurs autres thèmes. Plusieurs chefs de villages ayant eu l’écho des activités souhaitent que de telles sensibilisations aient lieu dans leurs villages également.

Pour le promoteur du centre, beaucoup d’autres activités sont planifiées avant la fin de l’année 2018. Le centre ne bénéficie encore d’aucun appui financier mais espère trouver des partenaires pour donner un spectre plus large à l’impact de ses actions sur la population.

Un commentaire

  1. Alladou Nanguianan
    18 octobre 2018 at 13 h 50 min Répondre

    Toutes mes congratulations pour cette initiative. Que Dieu veille sur la suite. Courage. La population benira les activités. Allant de l’avant

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