Enseignement supérieur: l’université de Moundou peine à boucler l’année 2016-2017

Enseignement supérieur: l’université de Moundou peine à boucler l’année 2016-2017

Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, David Houdeingar Ngarimaden, poursuit sa tournée dans les universités au Sud du Tchad. Sa délégation est arrivée le jeudi 20 décembre 2018 à l’université de Moundou.

Au menu de l’entretien que le ministre a eu avec les responsables de l’administration de l’université de Moundou, le syndicat des enseignants et le bureau de l’union des étudiants, la situation académique, les difficultés.  Il avait, pour la circonstance, à ses côtés le gouverneur du Logone occidental, Mahamat Cherfi Daoussa.

Le recteur de l’université de Moundou, Dr Lukus Andossa, a fait l’état des lieux de la situation académique 2016-2017. Une situation qui donne la chair de poule. A entendre que l’année 2016-2017 prendra fin d’ici fin janvier 2019 laisse deviner que le déroulement des cours a pris un sérieux coup. Les grèves successives déclenchées, la décroissance des subventions au cours des dernières années, l’insuffisance des moyens de fonctionnement, didactiques, la dégradation des infrastructures, les difficultés liées aux œuvres universitaires, le non-paiement depuis 2014 jusqu’à présent des arriérés des vacations, des heures supplémentaires, des factures des fournisseurs dont la conséquence est la cumulation des dettes à hauteur de plus de 500 millions de FCFA. Au chapitre, des œuvres universitaires, la restauration et le transport n’est pas depuis plus d’une année. Les étudiants se débrouillent comme ils le peuvent pour se rendre dans leur faculté.  

L’université de Moundou créée par ordonnance N°013/PR/2008 du 5 mars 2008 est structurée en quatre facultés à savoir: faculté des sciences exactes et appliquées, faculté des lettres, arts et sciences humaines, faculté des techniques et sciences d’entreprise et la faculté des droits et sciences sociales.

Cette structure de l’enseignement supérieur de la capitale économique du Tchad compte 70 enseignants-chercheurs permanents dont 3 enseignantes qui ont la charge de d’encadrer 5 178 étudiants régulièrement inscrits dont 1 382 filles.

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