Enseignement supérieur : le ministre Beyom Adrien met en garde les universités et instituts privés

Enseignement supérieur : le ministre Beyom Adrien met en garde les universités et instituts privés

Le ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Dr Adrien Malo a rencontré le 23 avril 2018, les responsables des instituts et universités privés pour les informer du report de l’organisation de l’examen du BTS national session 2018 au 17 mai 2018. Ce report est dû au non dépôt des dossiers de candidatures des étudiants des établissements d’enseignement privés du supérieur.

Le ministre a exprimé son incompréhension du fait que l’Office national des examens et concours supérieur (ONECS) ait jusqu’à ce jour enregistré seulement 200 dossiers alors que l’on compte plus de 130 établissements privés d’enseignement supérieur. Dr Adrien Malo s’interroge sur le fait que certains instituts, qui fonctionnent depuis plus de dix ans présentent à peine trois à quatre candidats à cet examen. « Est-ce dire que ces établissements n’ont que trois ou quatre étudiants dans les filières en BTS ? Si tel est le cas, ont-ils le droit de fonctionner ? » fait observer le chef du département de l’enseignement supérieur.

Dr Beyom est revenu sur l’importance de cet examen : « la nationalisation de l’examen du BTS participe de la volonté du gouvernement de donner les mêmes chances à tous apprenants tchadiens, qu’ils soient du public ou du privé. Il y a des étudiants qui sont parfois exclus des concours nationaux de recrutement à cause de la qualité douteuse des diplômes qu’on leur délivre à la fin des formations ».

Le ministre Beyom Adrien Malo a mis en garde  les instituts  qui délivrent les diplômes de BTS et BT car ces brevets ne sont valables qu’à l’authentification. Il annonce des sanctions à l’égard de 65 établissements privés qui n’ont pas respecté leurs cahiers de charge.  Pour lui, dans la perspective, le gouvernement ira plus loin pour interdire même l’organisation du BTS par les  instituts et même le master par les établissements privés d’enseignement supérieur. Ces établissements selon le ministre ne seront autorisés qu’à délivrer des attestations de fin de formation à leurs étudiants.  

Laisser un commentaire