jeudi 1 décembre 2022

Des cadres du Mont Illi dénoncent une exploitation illégale des carrières de leur département

Par une conférence de presse animée ce mercredi dans les locaux de la radio Arc-en-ciel, le Cadre permanent de concertation des ressortissants du Mont Illi à N’Djamena (CPCR-MIN), remet en cause la manière dont les carrières de ce département sont exploitées.

Dans son liminaire, le porte-parole du Cadre permanent de concertation des ressortissants du Mont Illi à N’Djamena (CPCR-MIN), Danlaï Tinakreo Richard, a indiqué que les collines de Fianga sont exploitées depuis 1995 par diverses sociétés dont certaines sont déjà parties (sans investir ni remettre en l’état les sites) et d’autres toujours en activité. Mais, déplore-t-il, ces exploitations des carrières se font « sans respect des textes en vigueur et ne profitent guère à la communauté locale en termes de retombées réelles ».

Pour le conférencier, le Code minier et la loi 14 de 1998 définissant les principes généraux de protection de l’environnement n’ont pas été respecté. Car, soutient-il, les différentes sociétés ont eu les autorisations d’exploitation des carrières sans présenter un rapport d’étude d’impact environnemental, de même que d’autres documents préalables comme un plan de réinstallation des populations affectées, un plan de communication et de consultation publique, un plan de réhabilitation, de restauration et de remise en l’état de sites exploités et un plan de développement communautaire couvrant les infrastructures médicales, sociales, scolaires, routières, la fourniture d’eau, etc.

Malgré les démarches, souligne Danlaï Tinakreo Richard, les ministères des Mines et de l’Environnement laissent faire en observant un « silence complice et coupable ».   

Le CPCR-MIN exige donc des sociétés qui exploitent les carrières de dédommager la communauté locale, « victime des préjudices causés par leurs travaux » et de compenser les victimes d’expropriation « abandonnées à elles-mêmes ».

Aux ministères des Mines et de l’Environnement, les ressortissants du Mont Illi leur demandent notamment de :

-verser les 5% des revenus destinés à la zone d’exploitation ;

-contraindre les sociétés exploitantes à réparer tous les dommages causés tant au niveau humain qu’environnemental.

Un délai d’un mois est accordé à ces départements ministériels afin d’accéder aux revendications des ressortissants du Mont Illi. Faute de quoi, ils comptent entreprendre des actions « courageuses et audacieuses », y compris une plainte en justice, pour se faire entendre et tiennent les deux ministères responsables de « ce qui adviendra ».

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