Coronavirus : de la difficulté à appliquer les mesures barrières dans nos universités

Coronavirus : de la difficulté à appliquer les mesures barrières dans nos universités

SANTÉ- Ouvertes depuis presque un mois, les universitaires de N’Djamena sont loin de se conformer aux mesures édictées par le gouvernement pour contrer la propagation de la pandémie du coronavirus.  Seulement deuxétudiants sur dix appliquent les gestes barrières.

Après le déconfinement, le département en charge de l’enseignement supérieur a annoncé la réouverture des établissements scolaires et universitaires. Cette reprise des activités académique a été conditionnée par une batterie des mesures à respecter et fixée par la coordination nationale de riposte sanitaire.

Distanciation sociale

La réduction du nombre des étudiants dans les amphithéâtres, bus de transport et dans les restaurants, cette mesure est appliquée en partie par quelques responsables rencontrés qui confient avoir diminué le nombre des étudiants dans certains départements.

Dans les bus, le constat est amer, ces étudiants s’entassent comme l’on ne pouvait jamais l’imaginer. Interrogés, ces chauffeurs affirment ouvertement  que le nombre des bus du centre national des œuvres universitaires (Cenou) ne peut pas répondre en besoin de transport pour les étudiants en temps normal et pendant cette période marquée par la pandémie.

Le port obligatoire de masque

En plus du nombre pléthorique dans les restaurants et autres. La mesure du  port obligatoire de masque par tous les étudiants n’est pas respectée, seuls ceux qui sont conscients de l’existence de la maladie, le porte. « Certains portent le masque pendant qu’ils sont au quartier, mais, une fois arrivé au sein de l’établissement, personne ne l’utilise. » Confie une étudiante en sociologie interrogée par Tchadinfos.

Utilisation des kits de lavage des mains

À l’entrée de ces établissements, des kits de lavage laissés à l’abri du soleil et de la poussière, aucune personne n’a songé l’utiliser pour se désinfecter les mains. À la question de savoir pourquoi, ces instruments ne sont pas utilisés ? Un universitaire nous a répondu qu’aucun étudiant ne se lave les mains avant d’entrer en salle parce que depuis quelques jours les bassins ne sont approvisionnés en eau.

Promesses tenues à moitié par le gouvernement tchadien à travers le comité de veille

Dans sa note, le ministère de l’Enseignement supérieur en collaboration avec le comité de veille et gestion de la crise de la crise sanitaire a promis prendre plusieurs dispositions pour cette reprise, notamment la mise à la disposition de ces établissements des masques cache-nez.  

Certains étudiants affirment n’avoir pas reçu un masque pour sa protection. Du côté des responsables, nombreux confient avoir reçu. La faculté des sciences humaines et sociales a affirmé avoir reçu plus de 28 000 cache-nez pour 7093 étudiants. Cette dotation a été distribuée et redistribuée dont chaque étudiant a au moins deux à trois cache-nez, a confié le Dr Faustin Digaonarbé.

Un déploiement des agents sanitaire

Parmi les dispositions prises par le gouvernement pour cette reprise, figure l’affection des quelques agents de santé dans ces établissements pour une prise de température de chaque individu en vue de contrer la circulation du virus. Selon le doyen de la faculté des sciences humaine et sociale, des appareils thermos flash ont été mis à leur disposition, mais, aucun agent sanitaire ne s’est encore présenté au sein de son établissement.

Il est à conclure que cette mesure est loin d’être respectée par ces futures cadres, l’on se pose la question si dans un jour futur ces lieux peuvent être des foyers de contamination ?

Laisser un commentaire

SITUATION DU TCHAD

Confirmés : 860 

Guérisons : 770

Décès : 74

%d blogueurs aiment cette page :