Chaleur infernale sur N’Djamena

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En ce mois de mars, N’Djamena est une fournaise. La chaleur est caniculaire et les habitants peinent visiblement à s’y faire.

Il est midi, le soleil au zénith. Il fait une chaleur caniculaire sur la capitale tchadienne. Les rues sont quasi désertes. Les N’Djamenois trouvent abri sous l’ombrage des arbres ou aux devantures des habitations.

A Atrone, nous  apercevons au passage des individus assis sur des bancs, chaises et nattes sous des neems. “Cette année, c’est grave. Il fait chaud de jour en jour. Pénible de supporter ça”, se lamente un jeune homme. Beaucoup sont réduits “pour oublier et passer le temps marqué par cette chaleur” à des occupations ludiques comme les jeux de cartes ou Ludo.

Patrick M., débardeur bien imprégné de sueur, et adossé au mur de sa maison, raconte : “La température actuelle est à couper le souffle. On tue le temps comme on peut en jouant au Ludo, aux cartes ou au scrabble’’. Un peu plus loin, au marché de Dembé, Djeddé K., bien dodue, est vendeuse de légumes et de poisson. “Cette chaleur nuit à mon commerce. Dès midi, le marché commence à se vider. Pas de clients donc les produits dépérissent sous l’effet de chaleur. Le prix de la glace pour la conservation du poisson même a grimpé’’, se plaint-elle.

Circonstance oblige

Les habitudes quotidiennes ont changé. Les riverains du fleuve Chari, au lever du jour, affluent pour se baigner, faire la vaisselle, la lessive ou même laver les motos. Ce lundi, les rives du fleuve fourmillent de monde. Amma N. a fait d’une pierre deux coups. “Comme en ce moment, il y a souvent de coupures d’eau, on vient ici laver les ustensiles, les habits et aussi nous baigner”, dit-elle.

Non loin, des enfants jouent dans l’eau. Abbas H, bûcheron, ne vient au fleuve que pour “se reposer après une longue journée’’. Il se délecte de son mégot de cigarette et croque sa mangue crue accompagnée du piment. Car, des marchands ambulants pullulent également sur place.

Néanmoins, cette période de chaleur occasionne de bonnes affaires dans certains secteurs. “Entre février et mai, il y a beaucoup de clients et on peut même se permettre d’augmenter les prix. Les gens viennent généralement en ce moment acheter des ventilateurs ou climatiseurs portatifs’’, confie Hissein Souleymane, gérant d’un magasin d’électroménagers sur l’avenue Goukouni Weddeye.

Bactar Frank I.

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