Centrafrique : la MISCA a arrêté Patrice-Edouard Ngaïssona, coordonnateur politique des milices anti-Balakas

BANGUI, 26 février (Xinhua) — Le coordonnateur politique autoproclamé des milices d’autodéfense anti-Balakas (anti- machettes) Patrice-Edouard Ngaïssona a été arête avec deux de ses collaborateurs mardi à la frontière entre la Centrafrique et le Congo par les autorités congolaises, annonce un communiqué de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) parvenu à Xinhua.

Patrice-Edouard Ngaïssona, ancien député à l’Assemblée nationale centrafricaine, présidait la Fédération nationale de football avant d’être nommé ministre de la Jeunesse du régime de François Bozizé. Recherché par la justice nationale suite à des mandats d’arrêt lancés contre des ténors de ce régime renversé en mars 2013 par Michel Djotodia et son ex-coalition rebelle de la Sé léka, Patrice-Edouard Ngaïssona tentait de fuir vers le Congo- Brazzaville avec ses deux collaborateurs, précisent les sources de la MISCA.

« La MISCA se félicite de l’arrestation de Patrice-Edouard Ngaï ssona, coordonnateur politique autoproclamé des anti-Balakas », informe le communiqué.

Des unités de la MISCA, avec le soutien de la force française Sangaris, intervenant en Centrafrique depuis fin 2013 sous mandat des Nations Unies ont lancé le 15 février une opération de dé sarmement dans le quartier de Boy Rabe, fief des anti-Balakas dans le 4ème arrondissement de Bangui et au domicile de Ngaïssona pour tenter de l’arrêter. Cette opération a permis d’appréhender des dirigeants du groupe, dont les noms figurent sur une liste transmise par le procureur de la République au représentant spé cial de la présidente de la Commission de l’Union africaine (UA) et au chef de la MISCA, le général Jean-Marie Michel Mokoko.

Selon la MISCA, l’arrestation de Ngaïssona marque une nouvelle étape dans les efforts visant à isoler et à affaiblir les éléments les plus radicaux des groupes armés centrafricains.

Huit autres chefs des milices anti-Balakas qui sèment la terreur à Bangui et d’autres villes de Centrafrique ont été arrêté s le 17 février dans la capitale Bangui par la MISCA, une force africaine chargée de favoriser le retour à la paix et la sécurité dans ce pays d’Afrique centrale frappé par une crise sécuritaire et humanitaire sans précédent depuis plus d’un an.

Un commentaire

  1. Orock
    27 février 2014 at 19 h 57 min Répondre

    Quand t’es ce que les tchadiens vont laisser des centrafricains en paix? rentrez chez vous au lieu de dérenger les gens,bozizé es venu par ou? djotodia es venu par ou? laissez les centrafricais vivre comme vous aussi!

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