Dimanche 13 juin 2021

Centrafrique : huit soldats tchadiens tués dans des attaques anti-Balakas à Bangui

YAOUNDE, 26 décembre (Xinhua) — Huit soldats tchadiens de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA) sous mandat de l’Union africaine (UA) ont été tués depuis mardi dont six le jour de la fête de Noël dans des attaques menées par les milices anti-Balakas (anti-machettes), annonce jeudi matin à Xinhua le colonel Christian Narkoyo, patron de la gendarmerie mobile centrafricaine.

Accusé de complicité avec les ex-rebelles de la Séléka à dominante musulmane, auteurs de nombreuses exactions (assassinat, exécutions sommaires, enlèvements, viols) et de pillages sur la population, le contingent tchadien de la force panafricaine chargée d’aider à un retour à la paix en Centrafrique plongé dans le chaos, est devenu comme ceux-ci la cible des attaques des milices chrétiennes anti-Balakas hostiles au pouvoir de Michel Djotodia.

“Six soldats tchadiens ont été tués hier (mercredi) dans une embuscade des anti-Balakas au quartier Bobongo, alors qu’ils revenaient de PK12 où ils sont allés s’approvisionner pour regagner l’aéroport (base de la MISCA, NDLR). Deux autres avaient déjà été tués mardi”, a rapporté le colonel Narkoyo, ex-porte- parole militaire de l’ex-rébellion de la Séléka joint au téléphone à Bangui par Xinhua.

Ces massacres ont eu lieu au cours d’une journée de violences près de l’aéroport international de Bangui M’Poko suite à des affrontements à l’arme lourde entre les anti-Balakas, groupes d’ autodéfense villageois créés à l’origine pour lutter contre les coupeurs de route en Centrafrique, et les ex-Séléka, selon des sources concordantes.

Le bilan de ces violences reste inconnu.

“Il y a plusieurs morts. Comme nous ne sommes pas sortis, nous ne pouvons donner aucun bilan précis”, s’est contenté d’affirmer le colonel Narkoyo, qui est interdit avec ses hommes et la police de patrouilles depuis le 16 décembre par l’armée française, accusée elle aussi d’avoir aggravé les tensions dans la ville à cause du désarmement qui, selon les accusations, a jeté les ex- Séléka an pâture face à une population vengeresse.

Après une manifestation anti-tchadienne dimanche à Bangui au cours de laquelle un civil a été tué et d’autres blessés par des tirs de ces soldats, puis un accrochage le lendemain avec le contingent burundais, les troupes tchadiennes (850 éléments) de la MISCA ont été informées de la décision de leur redéploiement dans le Nord du pays.

Kaga-Bandoro, Paoua et Bozoum sont quelques-unes des villes concernées par ce redéploiement, à en croire Christian Narkoyo qui dénonce plutôt un “amalgame” dans l’accomplissement de la mission de la force panafricaine, une mission consistant à sécuriser et à pacifier le territoire centrafricain en vue notamment de la tenue d’une élection présidentielle et des législatives démocratiques.

Le colonel Narkoyo avait néanmoins prévenu que les attaques contre les soldats tchadiens par les anti-Balakas ne resteront pas impunies.

Le Tchad a aidé Michel Djotodia et sa rébellion à renverser le pouvoir du président François Bozizé en mars, après avoir joué le même rôle dix ans auparavant au profit de celui-ci. Fin

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