Centrafrique : le général Moussa Assimeh de la Séléka quitte Bangui pour Birao

BANGUI, 20 octobre (Xinhua) — Le général Moussa Assimeh, l’un des chefs militaires rebelles ayant aidé Michel Djotodia à renverser le pouvoir de François Bozizé le 24 mars, a quitté la base des sapeurs-pompiers centrafricains qu’il occupait depuis l’entrée de l’ex-rébellion de la Séléka à Bangui, pour s’installer à Birao (nord), a annoncé dimanche son porte-parole, le colonel Hassabarassoul Moussa.

“Le général Moussa Assimeh veut la paix, c’est pourquoi il a opté de quitter Bangui afin de s’installer dans son village natal vers Birao”, a précisé son porte-parole.

A l’en croire, le chef militaire rebelle, qui avait joué le rôle de l’aide de camp de Michel Djotodia, a décollé de l’aéroport de Bangui-Mpoko dimanche matin à bord d’un avion spécial militaire mis à sa disposition par le président de la transition, accompagné de 15 éléments de sa garde.

Le general Moussa Assimeh, qui se réclame toujours de nationalité centrafricaine, est présenté comme un ancient colonel soudanais au Darfour, vaste provience occidentale du Soudan en proie à un long conflit armé avec le pouvoir de Khartoum.

Il est recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Selon l’un de ses proches joint au téléphone par Xinhua, c’est depuis novembre 2012 qu’il a rejoint la coalition Séléka.

Michel Djotodia lui avait confié la responsabilité des opérations de désarmement et de réquisition des véhicules volés par les ex-éléments de la Séléka dans la ville de Bangui.

Selon les observateurs de la scène politique centrafricaine, cette décision pour cet homme fort du régime Djotodia de quitter Bangui était prévisible, car, c’est depuis longtemps que les Centrafricains et les soutiens extérieurs du nouveau régime comme la France réclamaient son rapatriement et ses hommes vers le Soudan, avec la mise à l’écart d’autres chefs de guerre jugés gênants pour la mise en oeuvre du processus de pacification du territoire national et de réconciliation nationale.Repousser «l’âge normal» de la retraite de 59 à 65 ans

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