CEMAC : les prévisions de croissance révisées de 3,2 à 2,6% par la BEAC

YAOUNDE, 1er novembre (Xinhua) — De 3,2% il y a trois mois, les projections de croissance pour 2013 au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC, regroupant la Centrafrique, le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad) ont été révisées en baisse à 2,6% par la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC).

Témoignage d’une “persistance de la décélération de la croissance réelle”, cette baisse de croissance du PIB (produit intérieur brut) de la CEMAC “résulterait de la baisse des investissements publics, du repli des activités dans le BRP et de la baisse de la production pétrolière”, souligne un communiqué de presse publié à l’issue d’une réunion du comité de politique monétaire de la BEAC tenue jeudi à Yaoundé, siège de cette banque régionale au Cameroun.

D’après cette instance, “les difficultés budgétaires des pays avancés constitueraient un risque important, pouvant contrarier les perspectives économiques des pays de la CEMAC. Ainsi, en 2013, le taux de croissance reviendrait à 2,6%, tandis que les tensions inflationnistes se détendraient quelque peu à 2,5%. De même, la situation monétaire et les comptes publics s’amélioreraient alors que le solde extérieur courant enregistrerait une légère dégradation”.

Sur les six pays membres de cet espace communautaire régional, seule la République centrafricaine (RCA) ne figure pas pour l’instant au club des pays producteurs de pétrole. Dans les cinq autres que sont précisément le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad, il est observé une baisse générale de la production de l’or noir, a annoncé lors d’une conférence de presse le gouverneur de la BEAC, Lucas Abaga Nchama.

S’agissant cependant de la baisse des investissements, elle serait, a justifié celui-ci, la conséquence d’une volonté des Etats visant à améliorer la qualité de la dépense publique.

La zone CEMAC est confrontée à une conjoncture difficile, par ailleurs expliquée par les effets de la lente évolution de l’économie mondiale qui continue de causer une contraction de la demande.

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