CEEAC : construction dès 2014 à Yaoundé d'un centre de prévention des catastrophes d'un coût de 5 milliards FCFA

YAOUNDE, 8 novembre (Xinhua) — Le Cameroun abritera le siège d’un centre régional de prévention des catastrophes pour l’ensemble des 10 pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) qui sera construit dès 2014 à Yaoundé, d’un coût de 5 milliards de francs CFA, soit environ 50 millions de dollars américains, a appris Xinhua vendredi de source camerounaise.

C’est les des principales conclusions d’une série de réunions des services de protection civile et de gestion des catastrophes de huit pays de la CEEAC tenues fin octobre à Libreville (Gabon), sous l’égide du secrétariat général de cette organisation régionale et avec la participation du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), du Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophes ( ISDR) et de la Fédération internationale des sociétés de Croix- Rouge et de Croissant-Rouge (FICR).

Un projet déjà soutenu par l’Organisation internationale de la protection civile (OIPC) basé à Genève en Suisse et dont le Cameroun assure à l’heure actuelle la présidence de l’Assemblée générale pour un deuxième mandat consécutif de deux ans, ce centre régional de référence de protection civile sera érigé sur une superficie de six hectares mise à disposition par le gouvernement camerounais dans la capitale, rapporte Jean-Pierre Nana, directeur de la protection civile au ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation.

Sa construction annoncée initialement au cours de cette année sera financée par l’OIPC, la CEEAC, les Nations Unies à travers OCHA et le Cameroun, de l’avis de ce responsable qui vient par ailleurs d’être porté à la tête d’un comité de pilotage chargé de la coordination et de l’exécution du Plan d’Action de préparation et de réponse aux catastrophes en Afrique centrale adopté en juin 2012 à Yaoundé, créé lors des assises de Libreville en remplacement d’un comité de suivi mis sur pied auparavant.

“C’est une école pour le renforcement des capacités qui va accueillir des centaines d’étudiants, en provenance de tous dix Etats de la CEEAC. Elle a déjà l’accord de l’OIPC », a expliqué M. Nana.

Le dossier a été inscrit à Libreville parmi les priorités des projets à réaliser dans le cadre notamment de la mise en oeuvre du Plan d’action de préparation et de réponse aux catastrophes en Afrique centrale. “Les Nations Unies à travers OCHA ont retenu notre projet”, se réjouit Jean-Pierre Nana pour qui « au cours des trois prochaines années, on s’attend à ce que le comité de pilotage soit le principal animateur du Plan d’action de Yaoundé ».

Evidemment, cette stratégie vise à réduire les risques de catastrophes naturelles qui sont légion dans cette région, à l’instar des graves inondations survenues en 2012 dans le Nord du Cameroun qui avaient connu une mobilisation des autorités de ce pays, à commencer par le président Paul Biya lui-même.

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