La CEEAC en conclave à Brazzaville sur les flux migratoires et la question des frontières

APA-Brazzaville (Congo) Les pays membres de la Communauté des États de l’Afrique centrale (CEEAC) sont en conclave à Brazzaville en vue de rendre plus dynamiques les flux migratoires dans la sous-région et redéfinir les frontières qui posent problème.

Selon Radio-Congo, cette rencontre régionale de trois jours (27-29 juin) sous le thème : « État des lieux de la délimitation, la démarcation des frontières et la coopération transfrontalière en Afrique centrale », s’inscrit dans le cadre de l’appropriation du plan Frontière de l’Union africaine (UA).

Elle est organisée par les pays membres de la sous-région en partenariat avec l’Union européenne en vue de permettre aux pays de la CEEAC de résoudre par le dialogue les différents conflits frontaliers souvent nés de malentendus dans la délimitation ou démarcation des frontières communes. La rencontre devrait aussi permettre d’identifier et de formuler un programme spécifique de gestion frontalière de l’espace CEEAC.

« Comme vous le savez, de nombreuses situations aux frontières ont donné naissance à un certain nombre de conflits, en particulier dans des régions possédant d’importantes ressources naturelles bien qu’au lendemain des indépendances, de nombreux États s’étaient engagés à respecter les frontières héritées de l’époque coloniale », a indiqué le représentant du secrétaire général de l’UA, Athanase Nthanga Oyougou.

« Une frontière plus visible rend plus lisibles les flux migratoires, facilite et dynamise les échanges dont nos États ont besoin pour leur progrès social », a déclaré le ministre congolais de l’Intérieur et de la décentralisation, Raymond Zéphirin Mboulou à l’ouverture de cette réunion.

En effet, lors du premier sommet de l’OUA au Caire (Égypte), en 1964, les chefs d’État et de gouvernement avaient constaté que leurs frontières étaient souvent sources de conflits, la plupart d’entre elles ayant été mal dessinées après la colonisation.

En 2002 à Durban (Afrique du Sud), les chefs d’État et de gouvernement avaient adopté un mémorandum sur la sécurité, la stabilité, le développement et la coopération en Afrique. Pour son exécution, il avait été recommandé la délimitation et la démarcation des frontières au plus tard en 2012.

En juin 2007, à Addis Abeba (Éthiopie), les ministres africains en charge des frontières avaient convenu d’un programme notifiant le respect des frontières issues de la décolonisation, le règlement par voie de négociation des litiges.

Ils avaient aussi exprimé la volonté de délimiter et de démarquer d’un commun accord les frontières qui posent problème. L’objectif est de maintenir la paix entre États et de procéder à l’accélération, à l’approfondissement et à l’intégration politico-économique de la sous-région et au-delà, de tout le continent.

Dix pays de la CEEAC ont pris part à la rencontre de Brazzaville : le Gabon, le Cameroun, le Burundi, la République centrafricaine, le Tchad, l’Angola, la Guinée-Équatoriale, Sao Tomé-et-Principe, le Congo et la République démocratique du Congo. – See more at: http://www.apanews.net/news/fr/article.php?id=203191#sthash.OyvkAlSB.dpuf

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