Banque mondiale : le Tchad parmi les six derniers pays au classement EPI

Banque mondiale : le Tchad parmi les six derniers pays au classement EPI

La banque mondiale a rendu public son rapport sur l’Evaluation des politiques et des institutions nationales (EPI). A cette occasion, l’économiste en chef de l’institution financière pour le continent africain a répondu aux questions des journalistes depuis Washington via une vidéo-conférence le  12 septembre 2018.  

Le Tchad obtient une note globale de 2,7/6. Il occupe ainsi la 33e place sur les 38 pays. Il est loin d’être en bonne posture mais sa note n’a pas vraiment changé puisqu’en 2016 c’était le même résultat global.  L’EPI est l’outil d’évaluation des institutions mis en place dans les pays africains. Cet outil évalue également la qualité de la force des institutions publiques. L’édition 2018 qui couvre l’année 2017 découvre une moyenne de 3,1 pour l’Afrique subsaharienne. L’EPI est construite sur une échelle de 1 à 6. « Le CPIA ou EPI découvre une Afrique où la qualité des institutions est restée inchangée par rapport à l’année précédente » soutient Albert Zeufack, économiste en chef de la Banque Mondiale pour l’Afrique.

L’EPI est un outil de diagnostic pour mesurer la qualité des institutions et des politiques publiques dans un pays donné. Il est conçu pour accroître l’efficacité de l’aide au développement et de l’investissement. D’après la Banque Mondiale, un meilleur score permet d’augmenter le montant des financements concessionnels octroyés par elle. Outre, il est un outil pour élaborer et suivre les politiques publiques.

« Nous focalisons cet exercice sur les politiques et les institutions sur lesquelles les gouvernements, les pays portent un contrôle. Il ne s’agit pas de résultats de politiques qui seraient influencés par des facteurs exogènes, sur lesquelles on ne saurait pas agir. Dans tous les indicateurs que nous avons sélectionnés il y en a 16 » explique l’économiste en chef.

Les 16 indicateurs sont la politique monétaire et de charge, l’égalité des sexes, la valorisation des ressources humaines, la transparence, la redevabilité et la corruption dans le secteur public entre autres.

 

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