BAC 2018 : Les enseignants du privé se bousculent pour la surveillance

BAC 2018 : Les enseignants du privé se bousculent pour la surveillance

A la veille du déroulement du baccalauréat, l’ambiance se fait sentir dans les grands centres d’examen. Entre affichage des listes des surveillants et préparation de dernières heures, les centres sont animés.

Du lycée de walia au Lycée Technique Commercial en passant par le Lycée Collège Evangélique et le lycée Félix Eboué tout est prêt pour accueillir les candidats. Mais les problèmes et les inquiétudes ne manquent pas.

Aux centres de walia 1 et 2, le calendrier du déroulement des épreuves et les numéros des salles sont affichés. Même chose au Lycée Technique Commercial. A 10h35mn, Mbainaissem Ndotar, président du centre de walia1, fait afficher la liste des surveillants. Dès l’affiche de cette liste, jeunes, femmes et hommes se bousculent pour voir si leurs noms y figurent. Tristesse et joie se lisent sur les visages des uns et des autres. Allah-adoum, étudiant en 3eme à la Faculté des Sciences Exactes et Appliqués de l’Université de N’Djaména fait partie des malheureux. «Quand les élèves composaient le BEF, j’ai surveillé. J’ai encore donné mon nom pour surveiller le bac mais je ne suis pas retenu », se plaint-il. Si certains jeunes sont déçus parce qu’il n’y a pas leurs noms parmi les surveillants, d’autres comme les responsables des établissements d’enseignement privé boudent la liste que le président du centre a fait afficher.

« Liste illégale »

Pour eux, « cette liste est illégale », parce que leurs établissements ne sont pas représentés alors que leurs élèves doivent composer dans ce centre. « On n’arrive pas à comprendre que sur une dizaine d’établissements privés que compte le 9ème arrondissement, aucune personne de ces établissements ne soit retenue comme surveillant », s’indigne l’un des responsables d’un établissement privé avant de poursuivre : « Les gens ont préféré ramasser les jeunes des quartiers pour faire le travail alors que nous sommes concernés, nous n’avons pas nos noms sur la liste des surveillants. » « Moi, tout ce que j’ai fais, c’est afficher une liste qui a été préparée au préalable. Je ne sais pas qui est du lycée privé et qui ne l’est pas(…) Mais nous allons trouver une solution puisque vous êtes là», scande le président du centre de walia1 pour calmer la tension.

Au lycée Félix Eboué, les candidats continuent toujours à s’entrainer pour mieux affronter le bac. Ils sont environ 50 dans une salle en train de traiter un sujet d’histoire. Elève en TA4, Adam en fait partie. Si certaines personnes pensent qu’à moins d’une semaine de l’examen on doit alléger le cerveau en évitant les travaux intellectuels, pour lui, c’est tout le contraire. « Le dernier coup de la hache abat toujours l’arbre », dit-il avant de rajouter : « Je continuerai à réviser mes cours jusqu’à la fin des épreuves. » « On a étudié l’essentiel des chapitres, mais il parait qu’en philosophie les sujets vont concerner le chapitre conscience et l’inconscient ou le langage. Donc pour ne pas regretter je me force à maîtriser ces deux(2) chapitres », nous confie Rosine, assise sous un arbre. Une chose est sûre, le lundi 16 juillet, les candidats vont enfin pouvoir se libérer de leur angoisse.

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