Affaire Inoua Doulgué : délibéré rabattu pour sa mise en liberté provisoire

Affaire Inoua Doulgué : délibéré rabattu pour sa mise en liberté provisoire

La 5e chambre de la cour d’appel de N’Djaména a prévu ce 14 avril dans son rôle du jour de délibérer sur la demande de mise en liberté provisoire du journaliste Martin Inoua Doulgué pour des raisons de santé. Les avocats de la partie civile ont convaincu les juges et le délibéré a été rabattu. Les deux parties se sont prononcées à tour de rôle.

C’est dans une salle d’audience pleine que le procès s’est poursuivi ce mardi 14 avril 2020. La nouveauté dans ce procès est la présence de l’ancienne ministre Toupta Boguena. Elle était dans le box, à coté du directeur de publication du journal Salam Info, Martin Inoua Doulgué.

Dame Toupta Boguena a expliqué à la cour que son compte Facebook a été piraté et des choses ont été publiées sans son consentement. «  C’est la brigade criminelle qui a récupéré mon ordinateur pour ses enquêtes et a trouvé celui qui a piraté mon compte Facebook » a-t-elle déclarée. Le président de la 5e chambre de la cour d’appel d’insister : «  qui a piraté votre compte madame ? » Dame Toupta Boguena de répondre : « Martin Inoua ».

Les avocats de l’ancienne ministre Toupta Boguena ont soulevé l’article 24 de la loi 31 portant régime de la presse écrite, des médias audiovisuels et électroniques au Tchad. «  Salam Info est une presse écrite, il n’a rien à voir sur les réseaux », ont-ils relevé.  

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Martin Inoua explique avoir fait un commentaire sur un compte rendu d’un point de presse d’un des avocats de dame Toupta .  Il a aussi répondu à quelques questions des avocats de la partie civile.

Le collectif des avocats du directeur de publication de Salam Info a redemandé à la cour la mise en liberté de leurs clients, soulevant son état de santé qui nécessite une opération chirurgicale, à la demande du major de l’infirmerie de la maison d’arrêt.

Le procureur général dit n’avoir pas d’objection quand il s’agit de la santé humaine et en plus en cette période d’épidémie. La demande de mise en liberté provisoire est donc renvoyée en délibéré pour le mardi 21 avril.

Arrêté le 16 août 2019, le journaliste Martin Inoua Doulgué a été condamné à trois ans de prison pour “diffamation”, “dénonciations calomnieuses” et “association de malfaiteurs informatiques”, le 23 septembre à la suite d’une plainte déposée par Dr Toupta Boguena, accusée d’agression sexuelle sur sa nièce. 

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