ACAT/Tchad et FIACAT célèbrent le 71ème Anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme

ACAT/Tchad et FIACAT célèbrent le 71ème Anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme

L’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture, section du Tchad (ACAT-Tchad) en collaboration avec la Fédération Internationale de l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture (FIACAT) a célébré ce jeudi 10 Décembre, à la maison de la femme, la journée internationale de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Le thème mondial de cette année 2020 est: «  Reconstruire en mieux, défendons les droits de l’homme ». Au niveau national, le thème retenu est: « Plaidoyer pour la satisfaction effective des besoins élémentaires des couches les plus vulnérables pendant et après la pandémie de COVID19, y compris les besoins des personnes détenues ».

C’est au cours d’une table ronde que ce thème a été débattue par Mme Ndjerambete Née Nehoundamadji Nailar Clarisse, présidente nationale de la CELIAF et Commissaire/CNDH au Ministère de la Justice Chargé des droits humains, le Député Manadji Tolkom Bertin, Abderamane Ahmat Atim, 6ème substitut du procureur de la République et Nodjitoloum Salomon, président de l’ACAT-Tchad.

La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme est adoptée le 10 Décembre 1948 par les Etats qui composent l’Assemblée générale des Nations-Unies. Mais c’est en 1949 que cette Déclaration est entrée en vigueur . Cette célébration offre l’occasion de rappeler que les droits de l’homme sont des valeurs universelles. Il faudrait donc les adapter à la culture et aux identités locales. Respecter les droits de l’homme ne relève pas du choix politique mais d’une obligation juridique. Ce sont des engagements à vocation universelle, des principes de droit, garantis par la déclaration solennelle ou des traités juridiquement contraignants.

«  On trouve des mélanges (Homme et Femme) en détention et la question d’équité pose problème parce que les besoins spécifiques des femmes  diffèrent de ceux des hommes. On ne peut pas les assimiler et les mettre ensemble avec les hommes. Les femmes retenues dans les lieux de détention sont plus exposées aux violences basées sur le genre en raison de leur vulnérabilité. Au Tchad, lorsque vous ne recevez pas la visite de vos parents (avec le repas) en prison, vous êtes très vulnérable et avec la Covid19, les visites sont stoppées. Il n’y a pas eu des services efficaces en prison pour contrecarrer l’épidémie », déplore Madame NAILAR CLARISSE, présidente nationale de la CELIAF et Commissaire/CNDH au Ministère de la Justice Chargé des Droits Humains.

Les panelistes ont relevé que la pandémie a impacté négativement la vie des personnes vulnérables sur le plan économique, culturel, social et sanitaire. Pour eux, les prisons sont des centres de rééducation et non des mouroirs.

Ousmane Diarra

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