L’Union des Journalistes Tchadiens, en collaboration avec le ministère de la réconciliation nationale, a révisé 3 lois régissant la presse pour les adapter au contexte actuel relatif aux médias en ligne.

Elles sont jugées obsolètes par les directeurs de différents médias et haut cadre de l’univers médiatique tchadien. Ces lois datent de 1990 et ont fait l’objet d’une révision pour les adapter au présent contexte relatif à la presse électronique. Elles sont notamment les lois 20, 31 et 32.

Elles ont été révisées en faveur des nouveaux médias notamment presse écrite électronique, radio et télévision électronique. « (…)on a révisé ces lois, contextualiser par rapport à ce que nous vivons actuellement. Ce sont des lois qui datent de 30 ans, qui ont été évoquées avant la presse en ligne. Maintenant que la presse en ligne a une association, ces mêmes lois ne peuvent pas régir la presse en ligne. Il faudrait réviser pour intégrer la dimension de la presse en ligne », a expliqué le vice-président de l’Union des journalistes tchadiens (UJT), Abba André.

Au cours des échanges, l’assemblée a fait des propositions qui ont été actées par l’UJT. « On a aussi proposé un projet de décret portant création, attribution et fonctionnement d’un comité qui doit désormais gérer l’aide à la presse. Nous sommes rendu compte que la Hama a trop de chose à faire que gérer ce fonds. Nous avons demandé qu’un comité soit mis en place pour gérer ce fonds pour un mandat de 3 ans renouvelable une seule fois », ajoute Abba André.

L’Union des Journalistes Tchadiens a aussi souhaité ne plus entendre l’appellation « l’aide à la presse », elle demande qu’on parle de la subvention à la presse. « Nous ne voulons pas qu’on parle de l’aide à la presse, elle ne nous aide pas à nous développer », conclut le vice-président de l’UJT.

Les lois 20, 31, et 32 qui ont été révisées seront soumises au dialogue national inclusif à venir pour leur validation, et pourront permettre « l’épanouissement des médias tchadiens », a précisé le président de l’UJT, Mahamoud Abbas Tahir.