Les travaux de construction de l’Institut de Formation des Arts et Métiers (IFAM) sont à l’arrêt pour manque de moyens financiers et matériels. Le directeur artistique de l’institut appelle le gouvernement et les personnes de bonne volonté de venir en aide pour la construction du local.

Situé dans le 7ème arrondissement de N’Djamena, précisément au quartier Gassi, les travaux de construction de l’Institut de Formation des Arts et Métiers (IFAM) sont à l’arrêt pour cause de financement.

IFAM a pour objectif d’accompagner les jeunes à s’engager et à se professionnaliser dans les activités artisanales pour assurer leur prise en charge personnelle et réduire le taux grandissant du chômage au Tchad. Spécifiquement, l’institut vise à former les jeunes aux métiers et les informer sur les dangers de la migration.

Les formations seront accentuées sur le renforcement des capacités des jeunes à travers les métiers comme menuiserie et tapisserie, peinture et décoration, électricité-bâtiment, informatique, formation en production de savon ( savon liquide et linge ), formation en audiovisuel ( photographie, réalisation et montage vidéo, ingénieur de son ), danse, théâtre (cinéma et humour), formation en instrument de musique, formation en conte et légende.

Le centre sera ouvert aux jeunes, aux institutions étatiques, para-étatiques, privées et aux particuliers. Toutefois, les apprenants seront sélectionnés de manière ciblée, c’est-à-dire le choix sera porté beaucoup plus sur les jeunes démunis, les orphelins, les filles mères et les veuves.

Force est de constater que les travaux de construction de cet institut sont à l’arrêt pour cause de financement. “La difficulté qu’on rencontre est le financement. Ce local, on loue à 200.000 F CFA par mois. On remercie l’ONAPE qui a permis à ce qu’on débute avec les travaux et nous-mêmes à travers nos activités, on investit pour faire avancer le chantier”, a indiqué Hervé Lago le directeur artistique de l’IFAM.

Finir ce projet est plus qu’une obligation. Car, selon Hervé Lago, les partenaires sont impatients. “On veut finir parce qu’on a des partenaires en matière technique qui nous attendent. On a des partenaires au Mali, Burkina Faso, Sénégal, Côte d’Ivoire, Nigeria et aux Etats-Unis. Quand ces jeunes seront formés, ils iront continuer leur formation dans ces pays”, fait-il savoir.

Le directeur artistique dudit institut appelle le gouvernement et les personnes de bonne volonté à leur venir en aide afin de finaliser le chantier engagé. “Peu importe que ça soit en financement ou en matériel, notre objectif aujourd’hui c’est d’arriver à finir ce projet. Si on arrive à avoir ce financement, c’est sûr que dans deux ans on va déjà avoir les premiers fruits”.

Ce projet est initié par l’association Mably Inter Tchad. Cette association a fait d’énormes réalisation à l’exemple de la scénographie et l’écriture de réalisation des trois derniers clips d’Afrotronix et l’écriture lumineuse en bleu jaune rouge du dialogue national inclusif.