Les sinistrés des inondations de l’année dernière, dont une bonne partie a été forcée de quitter le site de Toukra, dans le 9e arrondissement de N’Djamena, sont confrontés à diverses difficultés. Ils appellent le gouvernement et ses partenaires à l’aide.


Environ un an après leur arrivée, certains sinistrés des inondations de l’année dernière, affectés au site de Toukra n’ont toujours pas regagné leur domicile. La raison : ils disent avoir presque tout perdu lors de ces évènements malheureux. Les forcings des autorités n’auront donc pas suffi à tous les faire partir.

Ceux qui s’y trouvent actuellement, dont notamment des veuves, diplômés sans emploi et orphelins, se disent être livrés à eux-mêmes. Pas de nourriture, ni moustiquaires ou logements adéquats. Hawa Mahamat, une veuve, témoigne: « Moi et mes enfants sommes sans abri et vivons grâce au petit commerce de mes enfants mais ce dernier temps le paludisme nous a attaqués. Quand il pleut, sous nos tentes nous ne pouvons pas résister et courons de gauche à droite comme les rats qui ont vu le feu. Nous souffrons et n’avons le pouvoir de faire quelque chose. Seul Dieu qui pourra nous sortir de cette situation ».


Les tentes de fortune construites par Dené Ortormada Djimina et ses proches tiennent difficilement en cette période d’intempéries. « Nos tentes construites à base des plastiques et tôles d’occasion ne peuvent nous protéger quand il y a une forte pluie. Nous sommes trop exposés sur ce site. Des maladies comme le paludisme et la fièvre typhoïde nous terrassent chaque jour et nous n’avons pas de l’aide pour mieux nous en sortir. Nous sommes manqués de nourriture sur ce site ainsi que les moustiquaires. Par manque de soutien nous souffrons », se résigne-t-elle.

Le porte-parole de ces sinistrés, Maïna Célestin, fustige l’indifférence des autorités surtout communales à leur égard. «Je suis très étonné qu’en cette période, les gens n’arrivent pas à secourir les couches vulnérables qui se trouvent dans des pareilles situations. Ce qui est inquiétant pour nous est que nous sommes attaqués par le paludisme et la fièvre typhoïde ce dernier temps. Il y a de cela quelques jours, nos partenaires voulaient nous apporter de l’aide mais le maire du 9ème arrondissement Mahamat Kérima s’est opposé et ceux-ci étaient repartis », dit-il.


Maïna Célestin de lancer un SOS à l’Etat, aux ONG et personnes de bonne volonté à les secourir.


Noukamna Dayam, stagiaire