L’édition 2023 de la Semaine nationale de la femme tchadienne est lancée, au stade de la ville verte (Sarh), en présence du gouverneur de la province du Moyen Chari, Ousman Brahim Djouma, de quelques membres du gouvernement d’Union nationale et du Conseil national de transition.

La 33eme édition de la Semaine nationale de la femme tchadienne est officiellement lancée ce mercredi, 01 mars dans la ville de Sarh. « Femme paix, sécurité, justice et réconciliation pour un Tchad égalitaire ». C’est sous ce thème que cette édition se déroule.

Ce thème invite à donner plus du pouvoir à la femme dans la construction de la paix et la stabilité, dans ce pays où les hommes sont toujours au-devant la scène. Car pour la présidente du comité d’organisation, Dr Goulé Koudji, « on ne peut accéder à une paix durable que lorsque les femmes et les hommes sont ensemble autour de la table ».

La ministre du Genre et de la Solidarité nationale, Amina Priscille Longoh a quant à elle profité de l’occasion et surtout de ce thème pour interpeller les femmes. « Nous avons des responsabilités mais dans nos foyers nous sommes des épouses qui se doivent d’être soumises et d’accompagner nos hommes vers l’émergence. Une mission peut être difficile mais « notre lutte, ce n’est pas une lutte de positionnement mais de complémentarité », soutient-elle.

Dans sa leçon inaugurale, la secrétaire générale du Réseau africain des femmes ministres et parlementaires, section du Tchad, Mme Elise Loum rappelle aux femmes qu’elles ont un rôle important à jouer dans la recherche de la paix, la sécurité, la justice et la réconciliation nationale. Plus, elles « doivent lutter pour le droit de participer à la prévention et à la gestion des conflits », dit-elle.

A savoir, l’édition 2023 de la SENAFET, est un moment qui donne l’opportunité d’apprécier les avancées en matière des droits des femmes. C’est également le lieu de plaider pour une meilleure promotion des droits de la femme, annonce la présidente du comité d’organisation de la SENAFET.