A Am-Djabora, un village situé à sept kilomètres, à l’Ouest de la ville d’Ati, la population s’organise, avec l’appui du projet de Renforcement de la productivité des exploitations agro-pastorales, familiales et résilience (RePER), pour conquérir son autosuffisance alimentaire.


Conscients, disciplinés et déterminés, les villageois d’Am-Djabora veulent prendre leur sécurité alimentaire et financière en main. Pour ce faire, ils optent pour la valorisation des produits agro-pastoraux. Ne possédant pas des compétences techniques nécessaires pour le faire, ils se sont tournés vers le projet de Renforcement de la productivité des exploitations agro-pastorales, familiales et résilience (RePER).


Des sensibilisations en culture maraichères leur ont été faites, des formations en vie associative, en warrantage, en vente groupée, en gestion et entretien des magasins leur ont été données et un magasin d’une taille de 150 m2 avec une capacité de plus de 1000 sacs de 100Kg leur a été construit. Sinon avant la construction de ce magasin, c’est l’insécurité totale dans les ménages du village. Le peu des céréales récoltés sont exposés à tous les risques.


La construction de ce magasin pour laquelle les villageois ont contribué à hauteur de 25% est leur trésor. A chaque récolte, ils viennent y stocker leurs produits. Et le frais à payer est 250Fcfa par sac, pour les autochtones et 500Fcfa par sac, pour les personnes venant d’autres villages.


Cet argent est gardé dans la caisse pour la gestion des affaires courantes du magasin mais aussi pour l’achat de mil qui sera stocké et donné comme prêt aux ménages qui ont connu une mauvaise récolte. Le prêt est payé plus tard avec une marge d’intérêt de 10% et le plus souvent en nature. Il faut savoir que depuis son ouverture à nos jours, le magasin a fait des prêts de céréales à 72 ménages sur 86 que compte le village.


En mission de supervision dans ce village, le samedi, 10 décembre 2022, l’équipe dirigeante du projet RePER a échangé avec la population et le comité de gestion de ce magasin, notamment sur les avantages et les difficultés rencontrées.
Pour les villageois les avantages sont vraiment visibles, car avant la construction du magasin, la souffrance est grande dans les ménages en particulier et dans le village en général. Ce qui est désormais un mauvais souvenir.
Néanmoins, les difficultés ne manquent pas, surtout en période de crue où il est extrêmement difficile, voire impossible de se rendre au marché d’Ati avec les marchandises.
Comptant sur l’apport des experts venus pour la mission, le RePER espère apporter des réponses à chaque difficulté mais en fonction de leur degré d’importance et de moyens disponibles.