L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le ministère des affaires foncières du Tchad et la mission diplomatique des Pays-bas ont organisé ce 27 février un atelier de diagnostic de la situation foncière du Tchad. Un atelier qui s’inscrit dans le cadre du processus participatif d’élaboration de la politique foncière nationale au Tchad.

Sensibiliser les autorités traditionnelles coutumières et religieuses sur le processus d’élaboration de la réforme foncière et domaniale du Tchad, formuler des orientations liées aux axes stratégiques de la politique foncière nationale du Tchad, collecter les données relatives au droit coutumier en vue de l’élaboration du plan d’action de la politique foncière nationale du Tchad et mettre en place un groupe de “leader champion” pour accompagner le processus de la réforme foncière inclusive au Tchad sont notamment les objectifs spécifiques de cet atelier.

Le problème lié au foncier au Tchad constitue un véritable frein à son développement. Car dans les provinces les plus reculées de la capitale, l’on signale souvent un malentendu dû au problème foncier. Selon le président du comité multi-acteurs chargé de suivi de l’élaboration de la politique foncière nationale et de relecture du projet de code domanial et foncier, Idriss Bachar Kary, “le Tchad ne dispose pas d’une politique foncière qui donnerait une vision et des orientations sur la gestion de son patrimoine foncier” D’où l’importance de diagnostic du foncier au Tchad.

Alain Constant, représentant de la Fao, estime pour sa part que les chefferies traditionnelles sont d’une grande importance dans ce processus. “Le présent atelier est donc une étape clé qui permettra aux chefs traditionnels et religieux venant des différentes provinces du Tchad, de discuter des enjeux et les défis à relever en matière de gouvernance foncière et de facto contribuer à l’identification des axes thématiques de la Politique Foncière Nationale.” A-t-il évoqué.

Tamitan Djidingar, président du haut Conseil des collectivités autonomes et des chefferies traditionnelles (HCCACT) n’a pas perdu de vue les conflits agriculteurs éleveurs et autre relatifs aux affaires foncières. Ainsi, ce projet est selon lui une opportunité de débattre de cette question afin de mieux prévenir les conflits intercommunautaires dû aux problèmes fonciers.