En fin de visite officielle au Tchad, la secrétaire générale adjointe de l’ONU, Amina Mohamed, a animé hier soir à N’Djaména, une conférence de presse conjointement avec le Premier ministre de transition, Saleh Kebzabo. Au cœur des débats, la situation humanitaire à l’Est du pays causée par la crise soudanaise.

Dès l’entame de ses propos, le Premier ministre de transition, Saleh Kebzabo, a qualifié la crise soudanaise d’un choc pour le Tchad du fait qu’il y a non seulement un flux de centaines de milliers de personnes mais a rendu les situations humanitaire et sécuritaire délétères. Et espère qu’avec la visite de la secrétaire générale adjointe de l’ONU, Amina Mohamed, cette dernière sera le porte-voix du Tchad auprès du système des Nations Unies après qu’elle a constaté de visu la situation sur le terrain.

“La guerre du Soudan est à tout point de vue dangereuse pour le Tchad sur tous les plans et dangereuse pour le Soudan lui-même. Trouvons les moyens d’obliger les belligérants à arrêter de se faire la guerre pour que les dégâts cessent. C’est notre grand cri envers les Nations Unies”, exhorte Saleh Kebzabo, Premier ministre de transition du Tchad.

Abordant dans le même sens, la secrétaire générale adjointe de l’ONU reconnaît que la guerre au Soudan a des répercussions directes et importantes sur le Tchad non seulement en termes de crise humanitaire mais aussi retarde son économie et son envol. Elle indique que les Nations Unies ne laisseront pas le Tchad seul face à cette situation désastreuse et que tout sera fait pour que les belligérants puissent mettre fin à cette guerre qui a déjà trop duré. “Nous devrons faire le tout possible pour que cette guerre puisse s’arrêter avec son corollaire de crise humanitaire sans pareil actuellement à l’Est du Tchad”, martèle Amina Mohamed, secrétaire générale adjointe de l’ONU, en fin de visite officielle au Tchad.