Le ministère de l’Action sociale, de la Solidarité et des Affaires Humanitaires, en collaboration avec le Coordonnateur Humanitaire et Résident du Système des Nations unies, a organisé ce mardi 25 juin 2024 une table ronde sur la crise humanitaire à l’est du Tchad à N’Djamena.

Cette rencontre vise à discuter des défis actuels et à coordonner les efforts pour améliorer la situation humanitaire dans cette région. Divers acteurs, y compris des représentants gouvernementaux, des ONG et des agences des Nations unies ont participé à cet événement pour échanger des informations, proposer des solutions et renforcer la coopération.

Lors de cette table-ronde avec ses partenaires, la ministre Fatimé Boukar Kossey a souligné la nécessité cruciale de rassembler 510,9 millions de dollars pour répondre aux besoins immédiats de plus d’un million de personnes déplacées et réfugiées. Elle a exprimé sa gratitude envers les soutiens techniques et financiers déjà apportés malgré les difficultés économiques liées à la transition politique du pays.

Fatime Boukar Kossey a insisté sur le fait que les besoins prioritaires incluent la nourriture, l’eau potable, les abris, les services de santé et la protection, soulignant l’importance vitale du soutien international pour stabiliser les provinces déjà fragilisées du Ouadaï, du Sila et de l’Ennedi-Est.

Elle a appelé la communauté internationale à agir de manière collective et immédiate pour éviter une catastrophe humanitaire encore plus grave, soulignant que malgré les appels répétés, la mobilisation des ressources reste nettement insuffisante face aux défis posés par cette crise.

François Batalingay, coordinateur humanitaire pour le Tchad, a pour sa part souligné que malgré les efforts humanitaires déployés, les financements actuels ne couvrent que 17% du Plan de réponse humanitaire 2024, laissant de nombreux besoins critiques sans réponse.

“Nous avons besoin de 86 millions de dollars pour les trois prochains mois afin de répondre aux besoins vitaux de 450 000 personnes, incluant des réfugiés, des retournés et la communauté hôte”, a déclaré Batalingay. Il a mis en avant les défis immédiats tels que le surpeuplement et l’insalubrité dans les camps de réfugiés, exacerbés par l’approche de la saison des pluies qui risque de rendre l’accès à ces populations encore plus difficile.